Acier : la Chine, au banc des accusés, se défend à Bruxelles


La Chine s'est fermement défendue à Bruxelles, face à des responsables européens et américains lui reprochant sa responsabilité dans la crise de l'acier, à l'origine de fermetures d'usines et de suppressions d'emplois.


La Chine, numéro un mondial de l'acier © Tata Steel
La Chine, numéro un mondial de l'acier © Tata Steel
Des ministres, des officiels européens, américains, indiens et chinois, ainsi que des représentants de la Commission européenne et de l'OMC se sont réunis lundi 18 avril à Bruxelles pour évoquer l'avenir de l'acier européen. Ils ont débattu de la situation difficile du secteur sidérurgique, lors d'une discussion que le pays hôte, la Belgique, a qualifiée de "franche".

Conforme aux règles de l'OMC

"La Chine ne subventionne pas son industrie d'exportation d'acier. Tout ce que nous faisons est conforme aux règles de l'Organisation mondiale du commerce", a fait valoir Pékin, qui n'a dépêché qu'un ministre adjoint du Commerce, Zhang Ji, pour ce forum organisé sous l'égide de l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE). "La crise financière a provoqué un ralentissement dans l'économie mondiale. C'est la raison fondamentale des surcapacités dans l'acier", a argué Zhang Ji.
Mais d'autres pays participants ont contesté son analyse, parmi lesquels les États-Unis, dont le représentant a rappelé les conséquences humaines de la crise de l'acier. "Il ne s'agit pas d'un exercice académique. Il s'agit de réelles souffrances, de véritables personnes, de véritables travailleurs, d'économies réelles", a déclaré Robert Holleyman, représentant adjoint du Commerce américain. Il a notamment souligné que la production chinoise dépassait encore largement sa demande domestique.
La Chine, numéro un mondial de l'acier, en produit près de la moitié à elle toute seule. Et elle est accusée par ses concurrents d'inonder les marchés avec ses produits à prix cassés. Pour le ministre français de l'Économie, Emmanuel Macron, il faut "convaincre" Pékin que "l'Union européenne n'est pas la variable d'ajustement du commerce mondial", a-t-il plaidé depuis Bruges, où il se trouvait avant de rejoindre le symposium de l'OCDE à Bruxelles.

Alex Pigman et Céline Le Prioux

Mardi 19 Avril 2016



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