Adapter l'aéroport de Nantes coûterait presque aussi cher


Le maintien et l'adaptation de l'actuel aéroport de Nantes serait très onéreux et contraignant, avec un coût assez proche de celui de son transfert vers le site contesté de Notre-Dame-des-Landes, selon un étude de la DGAC.


L'aéroport Nantes-Atlantique dessert quinze compagnies aériennes régulières © Vinci
L'aéroport Nantes-Atlantique dessert quinze compagnies aériennes régulières © Vinci
À Nantes, adapter l'aéroport actuel pourrait coûter presque aussi cher que la construction de celui de Notre-Dame-des-Landes, affirme la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) dans une étude rendue publique mercredi 6 novembre. Selon la DGAC, pour adapter l'actuel aéroport de Nantes-Atlantique, situé au sud-ouest de la ville, à une progression attendue du trafic à 5 puis 9 millions de passagers, les travaux envisagés coûteraient 685 millions d'euros. Il faudrait y ajouter 140 millions de travaux préparatoires et de pertes d'exploitation, soit un total de 825 millions d'euros. Un chiffre qu'on ne peut pas directement comparer au coût de 556 millions d'euros de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, tel qu'estimé en 2010 au moment de l'attribution de sa concession au groupe Vinci, car il n'est calibré que pour 4 millions de passagers à l'ouverture.

807 millions d'euros pour Notre-Dame-des-Landes

Selon des chiffres communiqués par des responsables de la DGAC mercredi, l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, s'il était calibré pour 9 millions de passagers, reviendrait à 807 millions d'euros rien que pour le génie civil et la navigation aérienne, sans compter les achats de terre depuis le début du projet, qui n'ont pas été chiffrés. Au final, les coûts pourraient même être légèrement inférieurs pour l'aménagement de Nantes-Atlantique, comparé à Notre-Dame-des-Landes, ont finalement admis les responsables de la DGAC.
"On peut faire les travaux d'aménagement de l'actuel aéroport, mais ils seront onéreux parce qu'ils nécessitent des travaux de sécurité sur la piste, l'aérogare existante ne suffira plus : tout ça fait un projet dont le coût total, simplement le génie civil, serait 685 millions d'euros", a expliqué le directeur du transport aérien à la DGAC, Paul Schwach. "C'est presque aussi cher qu'un aéroport neuf, un peu moins cher quand même que Notre-Dame-des-Landes, mais je rappelle que, pour l'actuel aéroport, on n'aurait qu'une seule piste avec des problèmes d'exploitation", a-t-il souligné. "Et puis surtout, on aurait toujours un aéroport très inséré dans la ville, avec beaucoup de nuisances autour, alors que le projet de Notre-Dame-des-Landes en a énormément moins".

"Les travaux envisagés coûteraient 685 millions d'euros"


Pour la DGAC, les bâtiments actuels de Nantes-Atlantique ne suffiraient pas à accueillir l'afflux de passagers et une seconde aérogare devrait être construite. Les bâtiments et équipements nécessaires au fonctionnement de l'aérodrome devraient tous, à l'exception de la tour de contrôle, être déplacés.
En outre, l'étude affirme que "l'état de la piste n'est pas conforme à la réglementation et aux recommandations" de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI). "La planéité de la piste n'est pas satisfaisante. Son profil en long montre plusieurs creux et bosses, avec des écarts de près de 3 mètres", soulignent les rédacteurs de l'étude. "La direction de la sécurité de l'aviation civile Ouest a accepté une dérogation provisoire dans l'attente du transfert prochain de l'activité aéronautique vers l'aéroport du Grand Ouest (nom du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes)", ajoutent-ils.
"Dès l'horizon de 5 millions de passagers (qui serait atteint peu après 2020, selon les projections de la DGAC), la piste, l'ensemble des voies de circulation et des aires de stationnement des avions seront à rénover". À long terme, dans une perspective de 9 millions de passagers, "un allongement de la piste à 3.600 mètres devra être programmé" pour pouvoir accueillir tous les types d'avions. Une telle réfection impliquerait une fermeture de la piste, donc de l'aéroport de Nantes, pendant "trois à six mois", affirme la DGAC.

AFP

Jeudi 7 Novembre 2013



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