Air France-KLM part à la reconquête avec une nouvelle compagnie


Air France-KLM a annoncé son plan de reconquête pour "redevenir un leader du secteur aérien mondial" avec pour point d'orgue la création d'une nouvelle compagnie face à l'"hyper-concurrence" des compagnies du Golfe.


Avec "Trust together", Air France-KLM vise 100 millions de passagers en 2020 © Air France-KLM
Avec "Trust together", Air France-KLM vise 100 millions de passagers en 2020 © Air France-KLM
Air France-KLM a confirmé jeudi 3 novembre la création d'une nouvelle compagnie, pour répondre à une "hyper-concurrence". Cette nouvelle compagnie, qui devrait démarrer à l'hiver 2017 sur le moyen-courrier et à l'été 2018 sur le long-courrier, vise à opérer des vols à moindres coûts mais ne sera pas une low-cost, assure le groupe. Cette filiale d'Air France sera positionnée "sur des lignes structurellement déficitaires ou fermées au cours des dernières années", selon le groupe aérien.
Jean-Marc Janaillac, qui a pris la tête du groupe Air France-KLM début juillet, a présenté ce jeudi matin en Comité central d'entreprise son plan stratégique "Trust Together" (la confiance ensemble). Trust Together doit permettre à Air France-KLM de "capter notre part de la croissance du transport aérien en améliorant la compétitivité de nos activités", a déclaré Jean-Marc Janaillac. "Le statu quo n'est pas une option. Nous devons engager une nouvelle dynamique pour redevenir leader sur nos marchés", a-t-il ajouté.
La nouvelle compagnie, "constituera la réponse du groupe aux compagnies du Golfe qui se développent à bas coûts sur des marchés-clés où Air France-KLM souhaite continuer à croître" mais où ses lignes sont déficitaires.
Mercredi 2 novembre, un duo à été nommé à la tête d'Air France, en vue de mettre en œuvre ce plan. Dans ce cadre, Jean-Marc Janaillac a pris la présidence de la compagnie français, assisté d'un nouveau directeur général, Franck Terner. L'ex-PDG, Frédéric Gagey, devient quant à lui directeur financier du groupe.
Le groupe fait face depuis plusieurs années à une concurrence farouche des compagnies du Golfe notamment sur les segments mixtes - loisirs et business - en Asie du Sud-Est.

Nom de code "Boost"

"Ce projet de reconquête est baptisé Boost", ajoute le groupe sans révéler le nom de la future compagnie qui "sera centrée sur les marchés hyper-compétitifs et permettra au groupe d'être offensif en ouvrant de nouvelles lignes, en rouvrant des lignes fermées car non rentables et en conservant des lignes menacées". Elle se positionnera sur des destinations business et loisirs, avec des standards comparables à ceux d’Air France en termes de qualité, ajoute le communiqué parlant d'un "laboratoire de la capacité d'innovation du groupe".
La compagnie comptera 10 avions long-courriers d'ici 2020 et exploitera environ 30 % de lignes nouvellement créées. Elle opérera "avec des pilotes d'Air France sur la base du volontariat, avec des règles d'utilisation adaptées à son positionnement concurrentiel" tandis qu'"une filière spécifique" sera créée "s'agissant du personnel navigant commercial afin de permettre d'opérer cette nouvelle compagnie au niveau de coûts du marché".
Le cadre social de cette nouvelle compagnie sera négocié avec les partenaires sociaux dans les prochaines semaines, ajoute le groupe dont l'activité a été marquée en 2016 par deux grèves des pilotes et des personnels de cabine qui lui ont coûté 130 millions d'euros.
Transavia, la compagnie low-cost du groupe, va elle se recentrer "sur ses marchés domestiques français et néerlandais". "En France, elle se renforcera sur certaines routes face aux compagnies low-cost et au TGV et se développera sur les lignes européennes au départ d'Orly et de la province", a ajouté le groupe.
Avec "Trust together", le groupe vise 100 millions de passagers transportés pour un chiffre d'affaires d'environ 28 milliards d'euros en 2020, contre 26 milliards en 2015. Le projet comprend en tout neuf axes, comme par exemple la croissance de l'activité maintenance, accompagnée d'une réflexion sur sa possible filialisation. Le groupe compte également poursuivre son "lobbying au niveau européen pour une concurrence équitable avec les compagnies du Golfe et low-cost et, au niveau français, pour réduire l'écart de compétitivité structurel dû aux taxes et redevances plus élevées".

Sonia Wolf

Jeudi 3 Novembre 2016



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