Alstom : une commande surveillée par la Commission européenne



© Alstom
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Pour sauver à tout prix l'usine Alstom de Belfort avant la présidentielle, le gouvernement a accéléré des commandes de trains, quitte à payer plus cher que nécessaire, mais les investissements consentis de son côté par le constructeur ferroviaire ne garantissent pas la pérennité du site. Surveillé par la Commission européenne et les concurrents étrangers d'Alstom, l'exécutif assure que ses commandes sont parfaitement légales. "Nous sommes dans un contrat-cadre, pas dans une procédure d'appel d'offres (...) Nous anticipons une dépense qui était de toute façon programmée", a affirmé le secrétaire d'État à l'Industrie, Christophe Sirugue. À Bruxelles, l'institution ne pouvait "pas commenter ni spéculer sur une potentielle aide d'État", mais une source européenne a précisé qu'il pourrait y avoir "un problème de concurrence si le prix du marché n'est pas payé". De son côté, Alstom s'est engagé à investir 40 millions d'euros sur son site franc-comtois, dont 30 millions pour développer et produire un nouveau modèle de locomotive de manœuvre. Le constructeur dépensera aussi 5 millions pour faire de Belfort le centre européen de maintenance du groupe, ce qui devrait se traduire d'ici quelques années par un doublement des effectifs de cette activité, de 80 à 150 personnes. Mais le PDG, Henri Poupart-Lafarge, n'a pas promis de création nette d'emplois, faute de garantie sur l'ingénierie et la production. Restent 5 millions supplémentaires pour tenter le pari du bus électrique, un projet déjà "en train de mûrir" chez Alstom, mais "pas encore au stade du développement", a-t-il expliqué prudemment. L'espoir de Belfort réside en fin de compte dans le "TGV du futur", développé conjointement avec la SNCF, qui ne s'est pas engagée pour l'instant au-delà de la conception d'un nouveau train, sans garanties de commandes. Mais l'État lui forcera peut-être à nouveau la main...

Gabriel Bourovitch

Jeudi 6 Octobre 2016



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