Armateurs de France : un nouveau président face à de multiples défis


Quel que soit le résultat des urnes, les élections présidentielles et législatives auront un impact sur la politique maritime de la France et son mode de gouvernance. Présidé par Raymond Vidil, Armateurs de France entend jouer un rôle actif auprès des futurs élus en œuvrant à la prise en compte de la dimension internationale du secteur dans un environnement complexe. L’emploi et ses activités multimodales associées figurent parmi les priorités du nouveau président avec la poursuite des chantiers en cours.


© RFF
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Crises et phases de relance ont marqué le shipping durant les trois années de la présidence de Christian Garin. À l’heure du passage de relais avec Raymond Vidil, cette instabilité devrait se poursuivre voire s’amplifier suite aux cures d’austérité imposées à plusieurs pays européens, et aux évolutions géopolitiques dans de nombreuses régions du monde. Ces facteurs exogènes auront des conséquences sur les volumes et la sécurité des échanges commerciaux. En parallèle, la filière devra ajuster son offre au risque, sinon, accentuer la volatilité des taux de fret qui touche aussi bien les conteneurs que le vrac et les activités de service.

Raymond Vidil, président d’Armateurs de France, PDG de Marfret © ED
Raymond Vidil, président d’Armateurs de France, PDG de Marfret © ED
La fin de SeaFrance et les interrogations autour de la SNCM imposeront aussi une réflexion sur le rôle, la compétitivité et le positionnement du pavillon français sur les lignes maritimes à courte distance, de passagers en particulier. Rappelés par Raymond Vidil, ces enjeux seront au cœur de ses deux ans de mandat avec la poursuite de chantiers, comme l’aboutissement de la convention collective des personnels navigants. La nouvelle position des armateurs français en matière de lutte contre la piraterie fait partie de ces dossiers. «Uniquement en cas d’impossibilité pour l’État de fournir des équipes militaires de protection embarquées (EPE)», Armateurs de France souhaite recourir à des sociétés de sûreté privées et a besoin d'un cadre juridique adapté. S’agissant du projet de directive Soufre, la transposition sans extension de Marpol VI est défendue ainsi que les amendements qui prévoient la possibilité aux États membres d’y déroger. Si cette démarche aboutit, «il sera nécessaire de revenir avec une position commune à vingt-sept devant l’Omi pour solliciter des reports, exemptions ou délais», explique Anne-Sophie Avé, déléguée générale. «La fenêtre de tir est étroite car nous devons définir cette position commune d’ici fin juin pour déposer une soumission lors du MEPC d’octobre 2012».

Pour une «France logistique»

À la veille des élections présidentielles et législatives, Raymond Vidil entend ancrer les actions de son mandat «dans une meilleure prise en compte par l’État français de la dimension internationale» du secteur. Dans son approche économique tout d’abord : «Nous ne pouvons plus nous compter à la seule mesure du pavillon français mais, à l’instar de toutes les puissances mondiales, considérer le shipping français comme l’ensemble des activités de transport et de service maritimes contrôlées depuis la France car ce sont bien les entreprises, dont les centres de décisions sont situés en France, qui font la puissance maritime de notre pays».

«Renforcer la présence de la France à l’Omi»


Dans les activités associées au contrôle de cette flotte ensuite : «Aucun pays n’est une grande puissance s’il ne dispose de ports eux-mêmes puissants, capables d’organiser ses relations avec le reste du monde, de maîtriser les flux qui apportent richesses et emplois. Les ports français après leur réforme sont en ordre de marche. Dans la course à la taille et à la massification que se livrent les grandes entreprises et les grands ports du monde, il faut impérativement trouver des moyens logistiques et terrestres eux-mêmes massifiés. La France, avec Le Havre et Marseille, la Seine et le Rhône, dispose de corridors très favorables pour la logistique des volumes attendus. Mais ni le fleuve ni le rail y sont suffisamment développés». Conjuguant l’emploi et la souveraineté de la France, Raymond Vidil appelle les futurs élus à prendre «des mesures fortes en faveur d’une France logistique».

Érick Demangeon

Mercredi 4 Avril 2012





     

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