Assises du port du futur : des progrès en termes de sécurité


Placées sous le signe de l'intégration au sein de chaînes logistiques durables et de la COP21, les Assises du port de futur se sont interrogées sur le rôle des ports face à ces enjeux. En termes de sécurité et d'émissions polluantes, le sous-équipement portuaire en nouvelles technologies étonne.


Du 30 septembre au 1er octobre, les Assises du port du futur ont dressé à Paris les grandes tendances du transport maritime et posé les conditions d'un développement portuaire durable. Si tous reconnaissent le rôle central des ports dans les chaînes d'approvisionnement modernes, l'ouverture prospective effectuée par Olaf Merk de l'OCDE interpelle sur l'augmentation de la taille des navires, porte-conteneurs et vraquiers en particulier. Extrait de l'étude du Forum international des transports consacrée aux impacts des porte-conteneurs géants sur les chaînes logistiques (L'Antenne du 25/06/2015), le constat est sans appel : "Les économies d'échelle obtenues par les armements grâce à l'augmentation de la taille des navires diminuent. À l'inverse, les coûts cachés induits par cette course au gigantisme, à travers les investissements consacrés aux dragages, aux engins de manutention, en infrastructures ou pour accélérer la rotation des marchandises, progressent sensiblement". Faute de participation financière suffisante de la part des armements, ces coûts sont aujourd'hui supportés par les contribuables. "Les ports et leurs États ont un rôle à jouer pour réguler l'évolution de la taille des navires au regard des coûts qu'ils génèrent", pour Olaf Merk, qui invite les autorités portuaires à davantage "se concerter et à coopérer".

Prévenir les risques

En termes d'exploitation, cette course au gigantisme modifie aussi les conditions de travail sur les terminaux, et a des impacts croissants sur les émissions polluantes locales. Un thème développé par Lorène Grandidier, de Schneider Electric, membre de l'association des équipementiers portuaires (PEMA). La responsable pointe notamment les nouveaux risques pour les personnels portuaires, et appelle les gestionnaires de terminaux ainsi que les autorités portuaires à déployer une série de nouvelles technologies dans le but de les prévenir.

"Les ports et leurs États ont un rôle à jouer pour réguler l'évolution de la taille des navires"


Parmi les dangers relevés, Lorène Grandidier cite "l'interface avec les zones automatisées, les collisions entre les grues et les navires" ainsi qu'entre "les engins de manutention et les conteneurs, et le déplacement des marchandises sur les terminaux". Qu'elles soient radar, RFID, vidéo ou à l'aide de capteurs couplées à des alertes sonores ou à des arrêts automatiques, "les technologies existent. Matures, elles sont compétitives et leur mise en œuvre est rapide avec des résultats prouvés".

Agir contre les émissions

S'agissant des émissions polluantes locales, Lorène Grandidier rappelle que "le transport maritime demeure l'un des secteurs les moins réglementés. Un navire stationné pendant douze heures sur un quai équivaut au parcours de 1.000 km par 33.000 véhicules" ! Ici, la meilleure solution à ses yeux est le branchement électrique à quai avec une contrainte de taille cependant : "Les capacités et les puissances électriques disponibles dans les ports maritimes". D'autres approches sont en revanche accessibles plus rapidement à l'image "de l'alimentation électrique des grues, l'éclairage des terminaux à l'aide des technologies Led ou encore les pneumatiques des matériels roulants". Par rapport aux techniques actuelles, dans la plupart des cas, les solutions préconisées sont plus économiques en termes de consommation...

Érick Demangeon

Lundi 5 Octobre 2015



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