Bourbon surfe sur la vague de l'offshore pétrolier


De 2012 à 2018, le marché mondial de l'offshore pétrolier devrait procéder à 706 milliards de dollars d'investissements ! Deux tiers seront consacrés à l'offshore continental avec pour principaux marchés l'Asie, l'Europe, l'Océanie, le Moyen-Orient et, dans une moindre mesure, l'Afrique. Afin d'être en mesure de saisir ces opportunités, le groupe Bourbon engage un nouveau plan d'actions dont l'un des objectifs est d'accélérer son désendettement.


Bourbon surfe sur la vague de l'offshore pétrolier
Les bonnes perspectives du marché de l'offshore continental se vérifient aujourd'hui à travers l'augmentation des commandes d'appareils de forage. Au premier semestre, trente-six ont ainsi été commandés, soit le triple par rapport à la même période 2012, pour un montant d'investissement de l'ordre de 10 milliards de dollars !

Christian Lefevre, directeur général du groupe Bourbon © Bourbon
Christian Lefevre, directeur général du groupe Bourbon © Bourbon
"Deux à quatre navires sont nécessaires pour servir chaque appareil de forage en opération", rappelle Christian Lefevre, directeur général du groupe Bourbon. Dans le même temps, "les carnets de commandes de navires modernes destinés à l'offshore continental ne représentent que 7 % de la flotte en service dont 34 % a plus de vingt ans et est jugée obsolète par nos clients". Et sur les 7 % de PSV et AHTS continentaux en commande, plus de la moitié des premiers et 12 % des seconds seront livrés à Bourbon.

Développement des autres marchés

Quant à l'offshore profond, la demande en navires demeure toujours élevée en Afrique et en Asie en particulier. Dans le même temps, l'attribution de vingt nouvelles licences d'exploitation en mer de Barents dont quatre en Norvège, doubleront à terme le marché de la mer du Nord. Une tendance similaire est observée sur le segment des navires crewboats pour le transport de personnes porté par les unités à grande capacité au Cameroun, Nigeria, Malaisie et depuis peu aux Caraïbes.
S'agissant du marché Subsea Services, il confirme sa montée en puissance. D'ici 2016, les analystes y prévoient une augmentation de plus de 36 % des investissements. Si l'Afrique et l'Amérique du Sud trustent les principaux pôles de croissance, Bourbon constate une hausse des capitaux investis en Asie. "54 % des nouveaux équipements devraient être installés à des profondeurs supérieurs à 1.500 mètres ce qui correspond parfaitement aux capacités offertes par la série des Bourbon Évolution".

Accélérer le désendettement

Afin d'être en capacité de saisir ces opportunités dès 2015, Bourbon a dévoilé en mars dernier son plan d'action "Transforming for Beyond". Ses deux premiers volets concernent le renforcement et l'optimisation de la relation client, des coûts et de ses ressources tant humaines que de navigation. Ils se sont déjà concrétisés par la création d'un pôle Ingénierie de la maintenance à Bucarest et par la centralisation des achats et des opérations logistiques à Dubaï regroupant, depuis deux ans déjà, la gestion des arrêts techniques de la flotte.

"Être au bon endroit, au bon moment avec les bons navires"


Un troisième volet financier vise à désendetter rapidement le groupe. Il passe par la cession de 30 % de la flotte pour 2,5 milliards de dollars ; les navires cédés continuant à être opérés par Bourbon en affrètement coque nu pendant dix ans. En avril, une première étape de ce processus a été signée avec la société chinoise ICBCL. Elle porte sur la vente de cinquante et un navires pour un montant de 1,5 milliard de dollars : vingt-quatre actuellement en opération et vingt-sept en construction livrable à fin juin 2014. Après neuf unités cédées en août, le solde interviendra sous dix mois. Pour un montant d'un milliard de dollars, une seconde vague de cessions est envisagée d'ici fin 2014.

Bon semestre

Dans l'immédiat, le groupe Bourbon affiche de belles performances à l'issue du premier semestre. Grâce à l'augmentation des tarifs journaliers et à des taux d'utilisation élevés de sa flotte (471 navires, âge moyen de 6,1 ans), son chiffre d'affaires progresse de 14,1 % à près de 648 millions d'euros. Il dégage un résultat opérationnel de l'ordre de 92 millions d'euros en hausse de 44,4 %. En raison de changements de périmètre de consolidation, le bénéfice net se contracte de 15 % à 14,4 millions d'euros.

Érick Demangeon

Mercredi 28 Août 2013



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