CMA CGM, "le seul armateur global à avoir une stratégie propre de développement dans l’Outre-Mer"


La présence du groupe CMA CGM sur les marchés de l'Outre-Mer français s'apparente à un savant dosage composé de continuité territoriale héritée du passé et de desserte globale. Le troisième armateur mondial a pris en outre position dans les ports des Antilles et de La Réunion pour en faire des hubs de transbordement. Explications livrées par Guillaume Lathelize, directeur central des lignes Inde-Océanie et Dom-Tom du groupe.


© CMA CGM
© CMA CGM
Comment le groupe CMA CGM est-il devenu l’acteur incontournable de la desserte des Dom-Tom ?
Le groupe a repris les dessertes des Dom-Tom en reprenant la CGM il y a environ vingt ans et depuis nous n’avons eu de cesse de développer le marché en investissant dans du matériel naval moderne. Nous avons acheté des navires plus grands, plus modernes et plus écologiques. Nous avons commandé une flotte plus récente qui sera livrée en 2018. De plus, nous avons continuellement investi dans des infrastructures portuaires de l’Outre-Mer, notamment dans notre hub de Pointe-des-Galets à La Réunion qui est en train de devenir un centre logistique pour l’Afrique de l’Est et l’océan Indien, mais également aux Antilles où nous utilisons Fort-de-France et Pointe-à-Pitre comme plateformes de transbordement pour tout l’Est de la Caraïbe.

Combien de services le groupe opère-t-il sur l’Outre-Mer français ?
Nous opérons cinq services aux Antilles, un au départ de l’Europe du Nord, un au départ de la Méditerranée et trois intra-régionaux dont un passe par la Guyane. Nous opérons aussi un service au départ de l’Europe du Nord vers la Guyane. Nous avons six services qui escalent à La Réunion et deux services qui escalent en Nouvelle-Calédonie : un qui vient d’Europe et des États-Unis et un qui vient d’Asie. Le premier dessert aussi Papeete.

Combien de navires le groupe affecte-t-il à la desserte de ces territoires ?
Plus de cinquante navires du groupe CMA CGM escalent dans les ports d’Outre-Mer.

Quel est le facteur qui a aidé le groupe à construire la place qu’il occupe aujourd’hui sur la desserte de l’Outre-Mer : son identité nationale ou sa place de global carrier situé au troisième rang mondial ?
CMA CGM a développé sa présence dans l’Outre-Mer en partant des services assurant la continuité territoriale et a su développer cette présence grâce à sa couverture globale. Le groupe a développé des plateformes de transbordements dans plusieurs ports français de l’Outre-Mer, ce qui a permis d’ajouter de l’activité économique et des emplois dans les ports en question. CMA CGM est le seul armateur global à avoir une stratégie propre de développement dans l’Outre-Mer.

"Les prochains navires battront pavillon français"


Combien de navires battant pavillon national (premier registre ou Rif) sont exploités sur ces lignes ? Est-ce la condition sine qua non ou pas pour desservir les ports ultramarins ?
On peut desservir les ports de l’Outre-Mer avec d’autres pavillons mais traditionnellement nous y employons plus d’équipages français. Les prochains navires que nous recevrons en 2018 battront pavillon français.

Quel est le secteur géographique ultramarin où le groupe est le plus présent ?
Nous sommes présents sur les trois grands marchés (Antilles-Guyane, océan Indien-La Réunion-Mayotte, Nouvelle-Calédonie-Polynésie). En volumes, le marché des Antilles est le plus important.

S’implanter à La Réunion au titre d’opérateur portuaire permettra-t-il d’asseoir la position du groupe dans l’océan Indien ?
Depuis début 2016, nous sommes présents à La Réunion comme opérateur portuaire. La position centrale de La Réunion permet un meilleur maillage de notre desserte de l’océan Indien.

Le trafic reefer des Dom-Tom à l’export (vers la Métropole) est particulièrement attractif. Cette manne est-elle plus attractive pour le groupe au titre d’armateur français métropolitain ou au titre d’armateur global ?
Nous avons une relation privilégiée construite au fil des décennies avec les groupements de producteurs de bananes antillais. C’est un marché reefer important mais un marché parmi d’autres. Le marché reefer antillais n’est pas plus rentable que les autres marchés de ce type ailleurs dans le monde.

Quel poids représente l’Outre-Mer pour le groupe ?
L’Outre-Mer est un marché mature qui croît moins vite que d’autres marchés et qui représente une part modeste de notre chiffre d’affaires mais c’est un marché qui a un poids historique et affectif majeur pour CMA CGM.

Vincent Calabrèse

Lundi 29 Mai 2017



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