Chaîne d’approvisionnement : la France maintient sa résilience


Au 19e rang mondial selon la résilience de ses chaînes d’approvisionnement, la France conserve sa position dans le classement réalisé par FM Global. La baisse des cours du pétrole, la menace terroriste et le risque de catastrophes naturelles sont les principaux critères qui ont impacté l’indice calculé par l’assureur en 2016.


© Autorité portuaire de Shanghai
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Moyen de sécuriser l’intégrité opérationnelle des entreprises, leurs revenus et parts de marché, l’évaluation de la résilience des chaînes d’approvisionnement à travers le monde est un atout concurrentiel mais demeure complexe à effectuer. Chaque année, FM Global, l’un des leaders de l’assurance, dommage se prête à cet exercice en classant 130 pays et territoires sur la base de neuf critères consolidés dans un indice. En 2016, la baisse du cours du pétrole, les catastrophes naturelles et le risque terroriste sont les principaux facteurs qui ont eu un impact sur cet indice. Le repli du cours du pétrole explique ainsi le recul à la deuxième place de la Norvège, première du classement en 2014 et 2015. Son dauphin depuis 2014, la Suisse lui succède en tête du peloton. Même cause, même effet, le Koweït passe de la 50e à la 59e place et la Colombie de la 110e à la 119e. Les pays qui bénéficient d’une moindre exposition aux fluctuations du marché pétrolier s’en sortent mieux à l’image de l’Arménie (52e) ou du Malawi (84e) qui enregistrent les plus fortes progressions en 2016.
L’une des composantes du risque politique, l’un des neuf critères étudiés, est aujourd’hui le terrorisme. Cette menace abaisse la note de plusieurs pays comme celles du Pakistan (117e), de la Belgique (17e), de la Côte d’Ivoire (58e), du Nigeria (116e) ou de la Turquie (79e). Malgré les attentats qui l’ont frappée en 2015, la France conserve son rang à la 19e place du classement. "Son facteur le plus performant est la qualité du risque où la France se classe 14e dans le monde. Le critère consacré à sa chaîne d’approvisionnement la classe au 20e rang, en baisse depuis 2013. Le facteur le plus faible est lié à ses critères économiques où le pays se situe en 22e position. En dépit d’un risque terroriste accru, la France parvient à conserver son rang après trois années de baisse, notamment grâce à une qualité du risque satisfaisante", estime Thierry Masurel, directeur général de FM Global à Paris.

Venezuela en queue de peloton

Parmi les pays les plus commentés par l’étude, l’Ukraine connaît pour la seconde année consécutive une chute importante passant de la 107e à la 125e place. Elle doit cette tendance "aux vives tensions aussi bien à l’intérieur du pays qu’avec la Russie" qui n’arrive qu’à la 75e place. L’issue du débat sur le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne pourrait également avoir un impact sur le futur classement du pays. Actuellement, le Royaume-Uni se maintient à la 20e position.

"La Suisse succède à la Norvège en tête du classement"


Après la Suisse et la Norvège, le top 10 de ce classement 2016 fait apparaître l’Irlande, l’Allemagne, le Luxembourg, les Pays-Bas, la partie centrale des États-Unis (subdivisés en trois zones), le Canada, l’Australie et le Danemark. Le Venezuela conserve la 130e et dernière position, précédé de la République dominicaine, la République kirghize, le Nicaragua, la Mauritanie, l’Ukraine, l’Égypte, l’Algérie, la Jamaïque et le Honduras. En plus d’être affecté par l’effondrement des cours du pétrole, le rang du Venezuela en fin de peloton s’explique par son exposition aux risques naturels, une corruption importante, des infrastructures de transport médiocres et le manque de fiabilité des fournisseurs locaux…

Les neufs critères d’analyse

Pour obtenir son indice de résilience des chaînes d’approvisionnement, FM Global consolide neuf facteurs : le PIB par habitant, le risque politique, l’intensité (ou exposition) pétrolière, les risques naturels, la qualité de la gestion des risques naturels et d’incendie, la lutte contre la corruption, la qualité des infrastructures et la fiabilité des fournisseurs locaux. Les données utilisées proviennent du Fonds monétaire international, de la Banque mondiale, du Forum économique mondial et de la base de données FM Global qui regroupe plus de 100.000 sites assurés dans le monde.

Érick Demangeon

Mardi 31 Mai 2016



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