Comment l'Europe tente de barrer la route à Ebola



Dépistage certains aéroports et gares à Londres © Eurostar
Dépistage certains aéroports et gares à Londres © Eurostar
Même s'il est jugé "hautement improbable", le risque d'une épidémie d'Ebola sur son territoire a incité l'Europe à adopter une série de mesures de précaution pour barrer l'accès au virus. Chaque État membre de l'UE est responsable de leur mise en œuvre. En application des recommandations de l'Organisation mondiale de la Santé, les compagnies aériennes européennes qui continuent de desservir l'Afrique de l'Ouest soumettent leurs voyageurs, au départ, à une prise de température. En principe, un passager fiévreux ne peut pas embarquer avant que son état de santé soit vérifié. Toutefois, selon des experts, ce contrôle n'est pas infaillible, une simple prise de paracétamol permettant de le déjouer. En cas de symptômes en vol, le voyageur est isolé et pris en charge à l'arrivée par une équipe médicale. Le Royaume-Uni a annoncé jeudi 9 octobre qu'il allait compléter ce dispositif en introduisant un dépistage dans ses principaux aéroports et gares, sur le modèle des mesures annoncées la veille par les États-Unis et le Canada. Au niveau européen, l'UE discutera le 17 octobre de l'opportunité d'un tel renforcement des contrôles, qui n'est pour le moment pas préconisé par l'OMS. Les voyages dans les zones à risques, en particulier Guinée, Sierra Leone et Liberia, sont par ailleurs déconseillés.

New York sur le pied de guerre

Contrôles renforcés aux aéroports, mesures exceptionnelles dans les hôpitaux, déclarations pour rassurer le public : New York est sur le pied de guerre face à la menace du virus Ebola qui a fait mercredi 8 octobre sa première victime aux États-Unis, au Texas. Dès samedi 11 octobre, l'aéroport JF Kennedy, principal aéroport international de la ville, va renforcer les contrôles des voyageurs en provenance du Liberia, de la Sierra Leone et de la Guinée. Ils ne sont que quelques dizaines par jour, dans un aéroport qui a vu passer l'an dernier 50,4 millions de voyageurs. Mais déjà contrôlés dans leur aéroport d'origine, ils devront désormais à leur arrivée répondre à un questionnaire de santé et se faire prendre leur température. S'ils ont de la fièvre, ou si le questionnaire laisse penser qu'ils pourraient avoir été exposés au virus, ils seront alors envoyés vers un spécialiste des CDC, les Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies, instance fédérale de la santé. Il reprendra leur température (sans contact), et évaluera la situation, les envoyant si besoin à l'hôpital. JFK est le premier de cinq aéroports où ces contrôles seront mis en place. Suivront Newark, un autre des aéroports desservant New York, Washington-Dulles, Atlanta et Chicago, la semaine prochaine. Ces mesures n'ont cependant pas rassuré tout le monde. Quelque 200 personnes employées à nettoyer les cabines des avions se sont ainsi brièvement mises en grève à l'aéroport La Guardia de New York mercredi 8 octobre, inquiètes des risques qu'elles pourraient courir.

Londres introduit un dépistage

Le Royaume-Uni a annoncé jeudi 9 octobre l'introduction d'un dépistage renforcé des voyageurs en provenance des pays affectés par l'épidémie d'Ebola dans certains de ses aéroports et gares ferroviaires. "Le dépistage renforcé va dans un premier temps concerner les aéroports londoniens de Heathrow et Gatwick et les terminaux Eurostar" pour les personnes en provenance du Liberia, de Sierra Leone et Guinée, a annoncé un porte-parole de Downing Street. Ces contrôles consisteront à interroger les passagers sur leurs voyages récents, les personnes avec lesquelles ils ont été en contact et la suite de leur voyage. Ils pourront aussi prendre la forme d'un contrôle médical, réalisé par du personnel médical et non par les services frontaliers. Les passagers recevront aussi des conseils sur les mesures à prendre s'ils développent les symptômes plus tard.

Catherine Boitard et Brigitte Dusseau

Vendredi 10 Octobre 2014



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