Contargo explique les basses eaux du Rhin aux clients


Dans un document pédagogique, l’opérateur rhénan Contargo décrit les modes de calcul des niveaux de navigabilité sur le fleuve et leurs conséquences pratiques et financières.


© Contargo
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«Quelques dizaines de centimètres d’eau sous la quille»… qui changent tout : c’est en substance le message que délivre Contargo dans la brochure explicative que l’opérateur de transport fluvial vient d'éditer sur les basses eaux du Rhin. Par ce document, la filiale de Rhenus entend se montrer pédagogique vis-à-vis de ses clients… et expliquer par la même occasion pourquoi elle a été amenée à facturer des suppléments durant l’été dernier. Tout en soulignant l’esprit de compréhension dont ceux-ci ont fait preuve !

Charges moindres

«Il s’agit d’une actualisation d’un travail entrepris il y a quelques années. Elle intervient peu de temps après les basses eaux significatives de l’an dernier, mais nous y rappelons que 2015 n’a pas été exceptionnel, le phénomène se répète régulièrement», précise Silke Petermann, porte-parole de Contargo.
La brochure commence par rappeler pourquoi l’«échelle de Kaub» constitue la référence pour la surveillance du niveau des eaux du fleuve. C’est en effet à cet endroit en Rhénanie-Palatinat que le niveau de navigation est le plus bas par rapport au Rhin supérieur et au Rhin moyen. Comme le rappelle Contargo, «le niveau zéro ne coïncide pas avec le niveau du lit du fleuve». Il convient de prendre en référence le mouillage minimal recherché. Le chiffre détermine alors la capacité de charge, rappelle la brochure qui explique dans ce but pourquoi les bateaux peuvent certes circuler, mais pas à leur maximum. «Avec un niveau de 60 centimètres à Kaub qui correspond à un mouillage de 172 centimètres, un gros automoteur de 135 mètres et 500 EVP de capacité ne peut plus charger que 900 tonnes alors qu’il pourrait aller jusqu’à 5.200 tonnes», explique le document. Ou, autre angle de lecture : «Avec un niveau à Kaub de 135 centimètres, il faut deux bateaux à la place d’un seul».
Le transporteur termine son propos par la communication des suppléments pour basses eaux qu’il pratique en fonction du niveau du fleuve, en raison des cales complémentaires qu’il lui faut affréter.

Mathieu Noyer

Mercredi 3 Février 2016



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