Coup dur pour la navigation fluviale en Alsace-Moselle



© Serge Lohner
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Les pelleteuses déblaient encore les dernières traînées de boue ocre qui rappellent l'accident ayant frôlé la catastrophe début juillet sur le Plan incliné de Saint-Louis-Arzviller (Moselle), un ascenseur à bateaux unique en France, sur le canal de la Marne au Rhin. Depuis cet accident, resté pour l'heure inexpliqué, le troisième canal le plus fréquenté de France pour le tourisme fluvial (après le canal du Midi et celui du Nivernais) est fermé aux plaisanciers. Le passage obligé par cet énorme ascenseur permettant aux bateaux de traverser le massif des Vosges en 4 minutes - au lieu de passer par 17 écluses en une journée entière avant sa construction - est bloqué "pour une durée indéterminée". Les quelque 6.500 plaisanciers qui reliaient chaque année Paris à Strasbourg par voie fluviale sont désormais forcés de faire demi-tour, portant un sérieux coup au tourisme fluvial entre Alsace et Lorraine, en pleine saison estivale. "L'enquête est en cours, mais la réouverture ne sera pas pour cette année", avance déjà Jean-Laurent Kistler, responsable aux Voies navigables de France (VNF).
Le 4 juillet, un blocage du système de retenue avait provoqué le déferlement de plusieurs milliers de mètres cube d'eau, créant une chute de près de 50 mètres de hauteur. "Le Paris", un bateau-mouche assurant les visites touristiques, était resté bloqué dans l'ascenseur avec 21 passagers à bord. Et le village de Lutzelbourg (625 habitants), menacé de submersion en contrebas, avait été évacué par précaution. Point d'orgue de la croisière fluviale entre Paris et Strasbourg, cet ouvrage mis en service en 1969 attirait également chaque année 140.000 visiteurs d'avril à octobre, uniquement intéressés par un tour en ascenseur à bateaux. Les péniches transportant chaque année 20.000 tonnes de marchandises sur le canal, principalement des céréales et du gravier, peuvent pour leur part emprunter un autre itinéraire par les affluents du Rhin, beaucoup plus long. "Grâce à l'ascenseur, les péniches mettaient en moyenne cinq à six jours pour faire Paris-Strasbourg. Aujourd'hui, elles mettent quinze jours", étant obligées de faire un détour de plusieurs centaines de kilomètres par la Moselle via Metz pour rejoindre le Rhin au niveau de Coblence en Allemagne, explique le guide Olivier Brunner.

Claire Doyen

Mercredi 7 Août 2013



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