CroisiEurope lance la construction à Saint-Nazaire d'un troisième paquebot fluvial



L'"Elbe Princesse II" naviguera à partir de 2018 entre Berlin et Prague © SDI
L'"Elbe Princesse II" naviguera à partir de 2018 entre Berlin et Prague © SDI
Le leader européen de la croisière fluviale en Europe, CroisiEurope, et le groupement industriel Neopolia Marine ont lancé jeudi 8 décembre à Saint-Nazaire la construction d'un troisième paquebot fluvial, qui naviguera à partir de 2018 entre Berlin et Prague. La cérémonie de découpe de la première tôle a eu lieu dans l'atelier de la société Mecasoud à Saint-Nazaire, qui avait déjà réalisé les coques des deux précédents bateaux fluviaux construits par une quinzaine d'entreprises réunies au sein de Neopolia Marine pour l'armateur basé à Strasbourg. Livrable en février 2018, ce troisième paquebot, l'"Elbe Princesse II", proposera des croisières entre Berlin et Prague, sur l'Elbe et la Moldau. Long de 101 mètres, il pourra accueillir 90 passagers. Le montant de la commande n'a pas été dévoilé. Comme les deux premiers paquebots fluviaux réalisés à Saint-Nazaire et propulsés par roues à aubes, le "Loire Princesse" et l'"Elbe Princesse", respectivement livrés en avril 2015 et en février dernier, ce bateau "100 % made in France" a été conçu par l'agence d'architecture navale nantaise Stirling Design International (SDI). Le système de propulsion par roue à aubes - une seule pour l'"Elbe Princesse II", deux pour les précédents - permet de naviguer même avec un faible tirant d'eau. "C'est un bateau un peu modeste, mais révolutionnaire", a souligné Patrick Schmitter, le dirigeant de CroisiEurope, qui exploite quelque 45 bateaux sur des fleuves en Europe et dans le monde. Le premier, l'"Elbe Princesse", a ainsi pu naviguer "constamment toute la saison, à basse eau", contrairement à des navires concurrents, a assuré Patrick Schmitter. CroisiEurope a annoncé son intention de confier la réalisation d'un "Loire Princesse II" à Neopolia Marine, pour une livraison "espérée dans deux ans".

Débrayage de salariés des chantiers navals STX

Plusieurs centaines de salariés des chantiers navals STX de Saint-Nazaire, mis en vente par leur maison mère sud-coréenne et dont le carnet de commandes est plein jusqu'en 2026, ont débrayé jeudi 8 décembre pour réclamer des augmentations salariales. Selon la CGT, syndicat majoritaire chez STX France, quelque 400 personnes au total - 350 salariés du chantier naval et environ 50 de sa filiale STX Cabines - ont cessé leur activité pendant environ 45 minutes. Les salariés se sont rassemblés devant le bâtiment de la direction, alors que se tenait une dernière réunion de négociations annuelles obligatoires (NAO). Une intersyndicale CGT-CFDT-FO avait appelé à ce débrayage, jugeant "inacceptables" les propositions de la direction d'augmenter les salaires de 0,6 % pour 2017, alors que le chantier naval dispose d'un plan de charge pour les dix ans à venir. "Ce matin, on est passé de 0,6 à 0,7 %. On est très loin du compte. Avant, c'était le carnet de commandes qui ne permettait pas, selon la direction, d'augmentations salariales. Aujourd'hui, il est rempli pour dix ans, donc on nous dit que c'est la situation et la vente du site qui ne les permettent pas, ce n'est pas acceptable", a déclaré Nathalie Durand-Prinborgne, déléguée FO. "Du fait de la charge de travail très importante et des salaires qui ne suivent pas, le mécontentement est général. L'année 2017 sera problématique pour la direction si elle ne prend pas le problème des salaires au sérieux", a prévenu de son côté Sébastien Benoît, secrétaire général de la CGT à STX. Le dernier grand chantier naval français emploie environ 2.600 salariés et construit actuellement à Saint-Nazaire quatre paquebots. STX France, tout comme son actionnaire majoritaire, STX Offshore & Shipbuilding, placé en redressement judiciaire depuis mai, ont été officiellement mis en vente par la justice sud-coréenne le 19 octobre. Trois candidats à la reprise de STX France, le néerlandais Damen, l'italien Fincantieri et le groupe asiatique Genting Hong Kong, ont visité ces deux dernières semaines le chantier naval de Saint-Nazaire.

AFP

Vendredi 9 Décembre 2016



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