Décision le 31 concernant les actifs de SeaFrance


La décision du tribunal de commerce de Paris sur l'attribution des actifs de SeaFrance à un candidat à la reprise, a été reportée à jeudi 31 mai, a-t-on appris mardi 29 mai de sources concordantes.


Décision le 31 concernant les actifs de SeaFrance
La décision concernant les actifs de SeaFrance sera connue jeudi 31 mai. "La requête du mandataire a été déposée", a-t-on indiqué dans l'entourage du mandataire, qui s'attend à "un délibéré dans les quarante-huit heures", alors qu'une décision était initialement attendue mardi 29 mai. "Le mandataire judiciaire, dans sa requête, préconise une solution de cession", a-t-on ajouté de même source, sans préciser quelle offre avait été préconisée.

Eurotunnel, Louis-Dreyfus/DFDS et Stena Line

Ces offres sont au nombre de trois, déposées le 10 mai, la plus importante provenant du groupe Eurotunnel qui propose 65 millions d'euros pour reprendre la globalité des actifs corporels et incorporels de la compagnie transmanche. SeaFrance, qui employait avant sa liquidation le 9 janvier 880 personnes en France et 130 au Royaume-Uni, exploitait quatre navires entre Calais et Douvres, dont trois - le "Berlioz", le "Rodin" et le "Nord-Pas-de-Calais" - lui appartenaient. Ils ont été estimés à une valeur comprise entre 150 et 200 millions d'euros.
Le consortium Louis-Dreyfus/DFDS propose de son côté 30 millions d'euros pour le navire "Berlioz" ou 25 millions pour le "Rodin", s'il n'est autorisé à en racheter qu'un. Le consortium, qui exploite déjà deux navires sur la ligne Calais-Douvres sur laquelle opérait SeaFrance, a également offert d'acheter les deux navires ensemble pour 50 millions d'euros. La troisième offre est celle du groupe suédois Stena Line qui souhaite acquérir un seul navire, le "Rodin", pour la somme de 30 millions d'euros.

"Le mandataire préconise une solution de cession"


La date de jeudi 31 mai a été confirmée par le syndicat maritime Nord, qui indique par ailleurs que le ministre délégué aux Transports, Frédéric Cuvillier, devait s'entretenir mardi 29 mai avec le président de la SNCF, Guillaume Pepy, notamment au sujet des créances de l'ex-SeaFrance auprès de sa maison mère, la SNCF.
Du côté des anciens de SeaFrance, derrière l'offre d'Eurotunnel, la confiance est de mise. Me Philippe Brun, leur avocat, ne laisse paraître aucune inquiétude. "Quel meilleur projet vous pourriez avoir avec une reprise de l'ordre de 65 millions d'euros, adossée à 526 emplois en CDI ? Depuis le 9 janvier, je ne vois pas quelle offre on pourrait avoir de mieux. D'ailleurs les deux autres sont à des années-lumière de cette offre-là", a-t-il souligné. En jeu, la renaissance de la compagnie, soutenue par un projet de ses ex-salariés. "Dès lors qu'on aura la décision, derrière va renaître SeaFrance, puisque ça renaîtra sous l'appellation SeaFrance, avec la coopérative ouvrière, associée soit en direct, soit dans le cadre d'une société d'exploitation, et 526 emplois vont renaître", a expliqué Me Brun. Le projet, s'il est soutenu par une décision du tribunal en son sens, est déjà imaginé : navires en révision le 1er juin, début de l'exploitation un mois plus tard, a détaillé l'avocat.
Le constat est le même chez Didier Cappelle, secrétaire général du syndicat Maritime Nord. "On imagine mal que le tribunal fasse un autre choix, étant donné les enjeux qu'il y a et l'attente qu'il y a de tous les salariés", a déclaré le syndicaliste, avouant craindre plutôt un nouveau report. "Les gens ont tellement été échaudés depuis des mois et des mois, tout le monde pensait que ça ne prendrait pas autant de temps. L'attente est longue pour les salariés", a-t-il ajouté.
Le reclassement de ces salariés fait l'objet de polémiques. Frédéric Cuvillier a jugé que le dossier avait été "traité de façon regrettable" par le précédent gouvernement, dont il estime qu'il n'a pas rempli sa "mission". La SNCF, dont SeaFrance était une filiale, avait proposé 500 postes, dans toute la France, destinés à reclasser une partie des ex-salariés de la compagnie, mais seuls une trentaine ont trouvé preneurs dans la période de quinze jours entre la liquidation et l'envoi des lettre de licenciements. Et selon Me Brun, environ 80 personnes ont été embauchées en CDI par LD Lines/DFDS.

AFP

Mercredi 30 Mai 2012





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