Ebola : la France étend ses contrôles aux navires


La France a annoncé vendredi 24 octobre qu'elle étendait ses mesures de contrôle de santé, déjà en vigueur à l'aéroport de Roissy, aux ports accueillant des navires en provenance d'un des pays touchés par l'épidémie Ebola et partis depuis "moins de trois semaines".


D'ores et déjà, "des mesures importantes" ont été prises par la profession "pour protéger les navires français et leurs équipages" © GPMM
D'ores et déjà, "des mesures importantes" ont été prises par la profession "pour protéger les navires français et leurs équipages" © GPMM
En raison du virus Ebola, la France étend ses contrôles aux navires partis depuis moins de trois semaines des pays touchés. Dans la matinée du 24 octobre, le président François Hollande avait indiqué, au sommet européen de Bruxelles, que ces contrôles seraient étendus à "tous les modes de transports". En fait, il s'agit, en plus du transport aérien, du transport maritime en provenance des pays concernés. "On se focalise sur les risques les plus évidents", a ensuite précisé l'entourage du chef de l’État.
Le président a appelé à ne "tomber ni dans le catastrophisme, ni dans l'inaction" face à cette épidémie. "Le catastrophisme produit la panique, c'est inutile, d'autant qu'on peut guérir de l'Ebola, on doit guérir de l'Ebola en Afrique et partout dans le monde, mais il ne faut pas non plus tomber dans l'inaction", a-t-il ajouté, soulignant qu'"une épidémie, ça progresse à un rythme géométrique". "Des mesures complémentaires" seront mises en place "à l'arrivée dans les ports pour les navires qui sont partis depuis moins de trois semaines (soit la période d'incubation, NDLR), depuis un pays dans lequel il y a l'épidémie d'Ebola", a indiqué dans l'après-midi la ministre de la Santé, Marisol Touraine.

Contrôle du navire par un service indépendant

Le ministère des Transports devra mettre en œuvre cette décision visant à éviter toute propagation sur le sol français du virus, qui a fait près de 4.900 morts sur près de 10.000 cas enregistrés et qui "continue à progresser de façon exponentielle" au Liberia, en Sierra Leone et en Guinée, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Marins et passagers auront un test de température, a précisé Marisol Touraine depuis l'hôpital Necker à Paris, en marge d'un exercice de préparation du Samu à la prise en charge de cas possibles d'Ebola.
Le secrétaire d'État aux Transports, Alain Vidalies, a assuré, lors d'une visite au port de Brest, que ces mesures seraient en place probablement dès samedi 25 octobre pour une partie et au début de cette semaine, précisant que le principe consistera à ce qu'un "service indépendant" vienne "contrôler sur le navire". D'ores et déjà, "des mesures importantes" ont été prises par la profession "pour protéger les navires français et leurs équipages", a indiqué le délégué général d'Armateurs de France, Éric Banel. La zone à risque "ne se trouve pas sur les grandes lignes régulières internationales", ce qui "limite le nombre de navires concernés", a-t-il précisé. Seule une quinzaine de navires français, qui transportent des conteneurs ou des produits pétroliers, rentrent en France régulièrement après avoir fait escale dans ces pays, selon Éric Banel.

"La zone à risque ne se trouve pas sur les grandes lignes régulières internationales"


Face à la propagation du virus, la France avait décidé de contrôler, à leur arrivée à Roissy, les passagers du vol direct quotidien d'Air France en provenance de Conakry. Depuis le 18 octobre, ils doivent se soumettre à une vérification de leur température avec des thermomètres laser sur la passerelle, avant d'entrer dans l'aéroport, et répondent à des questionnaires destinés à permettre de les retrouver en cas de besoin. Ces contrôles prennent de 15 à 20 minutes et permettent de détecter des cas suspects et d'éviter toute propagation, selon le directeur général de la Santé, Benoît Vallet. Le Maroc et la Belgique ont également mis en place des contrôles similaires. En France, selon le ministère de la Santé, sur un total de 480 "signalements" pour Ebola répertoriés depuis juin, 18 cas ont été classés comme "cas possibles", mais aucun d'entre eux ne s'est révélé positif. Seule une infirmière française, qui avait contracté le virus en Afrique, a été rapatriée et traitée à l'hôpital d'instruction des armées Bégin à Saint-Mandé, près de Paris. Elle est aujourd'hui guérie et les équipes soignantes qui l'ont suivie vont bien, assurent les autorités.

AFP

Lundi 27 Octobre 2014



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