Écomouv' : la CGT dénonce le désengagement de l'État



François Hollande avait promis un an de salaire © Ecomouv'
François Hollande avait promis un an de salaire © Ecomouv'
La CGT d'Écomouv', société vouée à disparaître avec l'abandon de l'Écotaxe, a dénoncé le manque d'engagement de l'État dans le plan social qui touche ses 200 salariés, alors qu'un comité d'entreprise se tenait mardi 6 janvier à Paris. L'entreprise va financer le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) en piochant dans les quelque 800 millions d'euros que l'État lui versera en guise de dédommagement, après avoir résilié en octobre le contrat qui les liait. Mais pour Olivier Kamiri, délégué CGT à Metz et élu au comité d'entreprise, cette enveloppe n'a "rien avec voir" avec le plan social, qui doit bénéficier d'un traitement à part. "L'État ne s'engage pas dans le plan social d'Écomouv'. Il n'y a rien du tout, c'est inique et cynique", déplore le syndicaliste, qui en veut pour preuve un courrier adressé le 30 décembre à la direction. Dans la lettre, l'État invite l'entreprise, pour financer son plan social, à se servir dans les 35 millions d'euros initialement prévus pour dédommager les sous-traitants d'Écomouv', selon Olivier Kamiri, irrité par cette initiative.
Lors d'un déplacement fin novembre en Lorraine, où se trouve le centre opérationnel du groupe, François Hollande avait promis un soutien aux salariés, notamment une garantie d'un an de salaire. La CGT d'Écomouv' se montre plus clémente avec la direction, qui "veut faire un PSE négocié avec les organisations syndicales", reconnaît Olivier Kamiri, employé à Metz comme trois quarts des salariés du groupe. Cependant, "on espère qu'ils ont provisionné les choses pour que le PSE soit correct", a-t-il nuancé, réservant ses principales critiques contre l'État, dont il n'a "toujours pas de nouvelle" et qui veut selon lui "enterrer l'affaire". L'État a résilié fin octobre le contrat signé par la précédente majorité avec Écomouv', société créée dans l'unique but de mettre en place et collecter l'Écotaxe. L'abandon de ce dispositif entraîne la disparition du consortium franco-italien, dont le seul contrat était celui conclu avec l'État en 2011.

AFP

Mercredi 7 Janvier 2015



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