En Lorraine, l’A31 bis avance doucement


L’État a confirmé la réalisation du projet de l’A31 bis à l’issue du débat public, en partie en concession, mais avec des précautions qui risquent de retarder encore l’échéance.


Jusqu'à 96.000 véhicules par jour sur l'A31 au nord de Metz © CNDP
Jusqu'à 96.000 véhicules par jour sur l'A31 au nord de Metz © CNDP
L’A31 bis en Lorraine sera en partie concédée, mais elle n’est pas pour demain. Ces points ressortent de la position de l’État, que celui-ci vient d’exprimer au sortir du débat public sur l’aménagement des 90 km d’infrastructure du sud au nord de la région, entre Toul et la frontière luxembourgeoise, pour un coût estimé entre 1,1 et 1,4 milliard d’euros. Le principe de la concession est retenu, d’une part pour la portion neuve d’une trentaine de kilomètres au sud, d’autre part pour les 14 km entre Thionville et la frontière luxembourgeoise, empruntés quotidiennement par des dizaines de milliers de travailleurs frontaliers.

Un axe saturé et dangereux

Le président de la fédération régionale des travaux publics, Patrice Haltebourg, salue comme une "décision porteuse d’un souci d’équilibre et de réalisme" le recours à la concession "car l’expérience montre que les financements privés permettent d’aller plus vite".
Le projet d’A31 bis est également attendu par le reste du monde socio-économique, les transporteurs routiers en premier lieu. Axe majeur de liaison entre le Nord et le Sud de l’Europe, l’A31 actuelle est saturée, vieillissante et donc dangereuse. Elle est parcourue par au moins 50.000 véhicules par jour avec des pointes à 96.000 au nord de Metz, les poids lourds représentant en général 11 % du total. Le trafic a augmenté de 28 % depuis l’an 2000 et une nouvelle croissance naturelle du même ordre est attendue dans les quinze ans.
Mais les partisans devront s’armer de patience. Plusieurs points de tracés et d’aménagements restent très en suspens, voire très contestés comme la traversée de Florange (Moselle), la ville symbole de la sidérurgie. L’État joue donc la prudence et la concertation. Un comité de pilotage l’associera aux collectivités locales à partir d’avril, un observatoire des trafics doit redonner une vision d’ensemble en 2017 et des scénarios seraient présentés fin 2017. La suite de la procédure mènerait à une réalisation au-delà de l’horizon 2020… ou plus loin encore.

Mathieu Noyer

Jeudi 3 Mars 2016



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