EuroCarex parie sur une réduction des coûts


Marie-Christine Bernier, chef de projet LyonCarex à l’aéroport de Lyon et membre de l’équipe technique d’EuroCarex, nous dresse un point d’étape sur les derniers mois écoulés.


La ligne à grande vitesse à Lyon-Saint-Exupéry © Eurocarex
La ligne à grande vitesse à Lyon-Saint-Exupéry © Eurocarex
L’intérêt du projet Carex a justifié son inscription en 2008 dans la loi Grenelle 1, en 2009 dans l’Engagement national pour le fret ferroviaire et en 2012 dans le Livre blanc de la Commission européenne. Nous sommes fin 2013 et les études succèdent aux dialogues compétitifs sur ce projet qui consistera à relier plusieurs aéroports européens par des trains de fret à grande vitesse express.
À Liège, une étude a été lancée courant 2013 pour examiner la réalisation du railport, étude estimée à 2 millions d’euros et cofinancée pour moitié par la commission européenne et par LiègeCarex. Elle concerne aussi le volet sûreté et le choix d’un maître d’ouvrage. Chaque étude spécifique prise en charge par l’un des railports doit servir et enrichir les autres railports afin de bâtir un projet rationnel et le plus homogène possible.
"Pour démarrer le projet, nous nous sommes rendu compte que nous devions travailler dans une optique de moindres coûts", explique Marie-Christine Bernier. C’est ainsi que l’étude faite par RoissyCarex sur la faisabilité de nouvelles rames, et qui avait intéressé Alstom et Siemens, va être relancée dans une logique plus économique. Les techniciens EuroCarex finalisent le cahier des charges qui soulignera l’impératif de réemploi de matériel sur les réseaux EuroCarex et les prix à envisager.

"Du réemploi de matériel pour démarrer plus vite"


À Lyon, l’association a commandé en octobre une nouvelle étude à RFF et à SNCF Ingénierie pour revoir aussi à la baisse le prix de l’embranchement, estimé à 30 millions d’euros. L’objectif est de voir sur quels postes des économies pourraient être faites pour ce train qui effectuera la nuit sa liaison quotidienne aller-retour. La réponse est attendue pour fin janvier 2014. L’étude estimée à 32.900 euros est financée pour moitié par Aéroports de Lyon et par LyonCarex. À Lyon, un cahier des charges est aussi en cours de finalisation sur le handling qui sera effectué sur CargoPort. L’analyse sera partagée avec les autres railports pour lancer ensuite un dialogue compétitif à l’échelle du réseau. "Nous lancerons en décembre un appel d’offre pour avoir les résultats en mai 2014".
À Roissy, c’est le foncier et l’immobilier qui sont examinés par ADP et la plaine de l’Île-de-France.
LyonCarex sera situé dans la zone de CargoPort. Il occupera environ 13 hectares sur les 30 hectares qui seront libérés par le Lier (Laboratoire d’essais Ifsttar, anciennement Inrets) qui déménagera dans quelques mois dans l’Ain, sur le site des Fromentaux, près d’Ambérieu où sera implanté Transpolis avec LUTB comme chef de file.
Les partenaires belges et hollandais multiplient les opérations de lobbying pour intéresser les allemands au projet EuroCarex. Des contacts sont pris avec Leipzig.
La compagnie aérienne Emirates, aujourd’hui présente à Lyon tant pour les passagers que pour le fret, a rejoint l’association LyonCarex cette année.
Le Conseil régional Rhône-Alpes, membre de LyonCarex, a décidé de dédier un interlocuteur technique à ce chantier.
Le report modal pour les volumes est bien identifié sur l’axe Londres-Paris-Francfort mais il est plus modeste pour Lyon-Paris-Amsterdam où il existe un risque financier accru du fait du recours massif au transport camionné. Les arbitrages seront faits en fonction des prix pratiqués et du niveau de la qualité du service. Mais les contraintes environnementales, les prix de l’énergie, les modifications des habitudes entraînant des corrections dans la supply chain jouent en faveur d’EuroCarex, outil supplémentaire de l’intermodalité.

Mise en œuvre en 2017-2020

Le projet a été estimé initialement à 900 millions d’euros pour la première étape du réseau. C’est ce coût qu’il est impératif de réduire pour concrétiser une mise en œuvre rapide (2017-2020).
Président depuis le lancement de l’association LyonCarex, Salvatore Alaimo ne se représentera pas en 2014. Il restera un membre actif du groupement mais la progression forte de son groupe de plus en plus international mérite toute son attention.

Annick Béroud

Samedi 16 Novembre 2013



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