Formation maritime : anticiper sans oublier les fondamentaux


Ne pas perdre le bon sens maritime et l'expertise dans la formation des marins... Avec la capacité à manager des équipages parfois multiculturels et la maîtrise de la langue anglaise, le message délivré par les armements au commerce lors des Assises de la formation et des métiers maritimes à Paris le vendredi 8 novembre a souvent permis de recadrer les débats. La création de deux BTS maritimes est annoncée pour la rentrée 2014.


© ENSM
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"La fonction de marin se complexifie avec l'évolution des techniques et des technologies ainsi que l'intégration du transport maritime dans des chaînes logistiques globales. S'ajoute une pression environnementale, normative et réglementaire croissante. Aussi avons nous besoin de marins professionnels mais aussi de véritables chefs d'entreprise ayant un esprit de synthèse et la capacité à anticiper les situations et les risques", résume Denis Aim, directeur d'armement des navires sous pavillon français de CMA CGM. Un avis relayé par Raphaël Baumler de l'Université maritime mondiale : "Les technologies ont révolutionné les relations mer/terre, avec une multiplication des échanges, et la conduite des navires.

“Plus aisé de renforcer les compétences techniques d’un marin que de «maritimiser» un terrien”


Dans ce nouvel environnement, la formation doit toujours dispenser des savoir-faire fondamentaux". Dans cet esprit, Alain Le Gaillard de Louis Dreyfus Armateurs insiste sur le maintien de travaux pratiques et des temps de formation à la mer, "la part sur simulateur ne devant pas dépasser 25 % des temps de formation". En parallèle, la formation "doit préparer à la reconversion des marins et aux nouveaux métiers maritimes que cela soit pour accompagner la croissance des besoins des activités de services, ou dans les énergies renouvelables comme l'hydrolien et l'éolien offshore. Sans marins formés, il sera impossible de répondre aux enjeux économiques de demain", souligne Raymond Vidil. Et face à la nouvelle demande en compétences maritimes et aux règles QHSE associées formulées par les entreprises spécialisées dans la production d'énergies renouvelables ou dans la gestion des littoraux, le président d'Armateurs de France rappelle : "Il est souvent plus aisé de renforcer les compétences techniques d'un marin que de "maritimiser" un terrien".

BTS maritimes à la rentrée 2014

Enjeux des motorisations GNL présentés par Frédéric Pouget, directeur du pôle armement de la BAI, gestion de projets dans l'offshore pétrolier développée par Éric Verrière de Bourbon...les Assises ont permis à la profession d'exprimer ses besoins en formations. Sans apporter de réponses, elles ont initié toutefois une réflexion globale sur l'évolution des métiers de la filière. Pour le ministre délégué aux Transports et à la Mer, Frédéric Cuvillier, cette démarche doit aboutir "à l'émergence d'un réseau d'enseignement maritime qui permettra de fédérer tous les acteurs afin d'offrir un large éventail de formations dans le domaine maritime et para-maritime, et d'améliorer les partenariats". Les Assises ont également été l'occasion d'annoncer la création de deux BTS maritimes, l'un consacré aux activités de pêche, de l'environnement et du tourisme, l'autre aux techniques électroniques et hydrauliques marines. Accessibles dès la rentrée 2014 aux titulaires du Bac Pro maritime ainsi qu'aux bacheliers généraux moyennant une année de mise à niveau, ces BTS seront dispensés dans quatre lycées professionnels maritimes à déterminer.

Projet d'établissement de l'ENSM

En enseignement secondaire, la France compte aujourd'hui 1.750 élèves dans douze lycées professionnels maritimes. Près de 500 passeront l'épreuve du Bac Pro en juin 2013. En enseignement supérieur, l'École nationale supérieure maritime qui sera accessible via le BTS Maritime recense 1.000 élèves environ répartis sur ses quatre sites au Havre, à Saint-Malo, à Nantes et à Marseille. Toutes filières confondues, l'ENSM prévoit un recrutement de 250 élèves en 2014, dont 180 en filière ingénieur. Son projet d'établissement est soumis au vote du Conseil d'administration début décembre, qui devra clarifier notamment la spécialisation de chacun des sites, leur financement, l'évolution des cursus et la mise en place d'un programme de recherche.
"Plus aisé de renforcer les compétences techniques d'un marin que de "maritimiser" un terrien"

Érick Demangeon

Mardi 12 Novembre 2013



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