Forte marge de progression au port de Lyon


Le port de Lyon a "une forte marge de progression", selon Samira Bacha-Himeur, responsable du développement pour Lyon-Terminal, infrastructure lyonnaise et rhônalpine majeure.


Samira Bacha-Himeur, responsable du développement de Lyon-Terminal, et Georges Jacob, président du Club des exportateurs © Annick Béroud
Samira Bacha-Himeur, responsable du développement de Lyon-Terminal, et Georges Jacob, président du Club des exportateurs © Annick Béroud
"Lyon-Terminal est à l’équilibre aujourd’hui, le soutien de CNR a été capital pour nous aider à passer diverses étapes afin que les flux reviennent sur le bassin et que le report modal progresse", indique Samira Bacha-Himeur, qui depuis treize ans, suit les évolutions et les soubresauts du port de Lyon. Les marges de progression du port sont importantes et sans grands investissements ; d’aucuns considèrent que les trafics pourraient être doublés.
Pierre-Jean Grangette, président du directoire de Lyon-Terminal, est également directeur financier de CNR. Lyon-Terminal emploie trente-six personnes dont vingt pour la manutention pour un ensemble automatisé et informatisé. Samira Bacha-Himeur se considère comme un "architecte de la logistique" capable d’accompagner chaque projet, de tailler des offres presque sur mesure. Elle aime évoquer le cas de la société Salomon qui, de très dubitative envers le mode fluvial, est devenue un client majeur du port, avec 3.000 conteneurs traités par an qui arrivent notamment de Fos et filent vers Annecy ou vers l’entrepôt de Saint-Quentin-Fallavier.

"Un nouveau portique attendu début 2018"


"Le transport routier coûte si peu cher qu’il nous est difficile de rivaliser. C’est pourquoi, il ne faut pas voir que le maillon transport. Il faut analyser tous les coûts indirects pour déterminer vraiment la compétitivité du fluvial et d’une infrastructure comme Lyon-Terminal, et pour bien réaliser notre implication dans la supply chain". Et de poursuivre : "Il faut faire en sorte que globalement nous soyons à coûts équivalents par rapport aux autres modes de transport".
Lyon-Terminal traite 309.000 EVP sur un total de 500.000 EVP (conteneurs vides et pleins). Un chiffre qui comptabilise les flux en entrées et en sorties alors que les ports maritimes ne comptent qu’un seul toucher.
Le Terminal 1 (10 hectares), dédié aux colis lourds, aux trafics continentaux et au ferroviaire, dispose d’un portique fixe de 250 tonnes. Le Terminal 2 (10 hectares), destiné à l’overseas et au ferroviaire opéré par Greenmodal (groupe CMA CGM), comprend quant à lui un portique mobile pouvant traiter deux convois complets et une rampe ro-ro inclinée d’une capacité de 800 tonnes. "Le portique a été inauguré en 2007, déjà presque dix ans. Nous allons acquérir un second portique pour ce terminal afin de sécuriser et de renforcer l’activité", explique Samira Bacha-Himeur à propos de ce nouvel équipement attendu pour début 2018.
La bataille maritime se gagne dans l’hinterland. Au-delà de la manutention, Lyon-Terminal est expéditeur et destinataire agrée (MDT), certifié OEA depuis 2013 et son utilisation permet aux commissionnaires de transport de bénéficier de conditions de transit favorables (PFM, documents de transfert entre Lyon-Terminal et entrepôts sous PDD/PDU…). La valeur ajoutée passe par des services et des produits efficaces, rapides et flexibles.
Lyon-Terminal dispose d’une surface de stockage de 20 hectares pour le dépôt des conteneurs vides notamment. Lyon-Terminal est "consommateur" de foncier mais "c’est le vide qui appelle le plein". Les conteneurs vides appartiennent aux compagnies maritimes et sont mis gratuitement à la disposition des clients qui utilisent ces compagnies. Elles paient le stockage des conteneurs ensuite réutilisés à l’export.
Lyon-Terminal est une filiale de CNR (64,08 %), du GPMM (15,96 %), de CFT (13,46 %) et de Naviland Cargo (6,5 %).

Annick Béroud

Vendredi 27 Mai 2016



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