GPMH : "Les indicateurs sont au vert"


"Je suis confiant dans l’avenir car le succès est à notre portée". Aux commandes du Grand Port maritime du Havre (GPMH) depuis mars 2012, Hervé Martel dresse un premier bilan et évoque certains grands projets du premier port conteneurisé français.


Hervé Martel, président du Conseil de surveillance du GPMH © Éric Houri
Hervé Martel, président du Conseil de surveillance du GPMH © Éric Houri
"L’Antenne" : Quel regard portez-vous sur vos six premiers mois à la direction du GPMH ?

Hervé Martel :
J’arrive au sein du port alors qu’il vit un tournant de son histoire. Si plusieurs secteurs de notre activité comme les hydrocarbures connaissent une certaine incertitude, en revanche les indicateurs sont au vert dans d’autres domaines que nous savons générateurs d’emplois pour la place portuaire et qui se situent au cœur de notre axe stratégique. Je citerai deux exemples. En premier lieu, les 160 millions d’investissements réalisés sur Port 2000 par TNMSC, qui disent la confiance que nous témoigne le deuxième armateur mondial. J’évoquerai aussi la dizaine d’installations logistiques qui ont vu le jour ces dix-huit derniers mois sur la zone industrialo-portuaire du Havre : ces lourds investissements réalisés sur notre territoire sont autant de signes positifs pour le long terme. Ainsi, ma première observation, à l’issue des six mois passés à la tête du GPMH est la suivante : le monde change, des mutations s’imposent qui créent des incertitudes ; mais si le pétrole n’est plus, d’autres activités naissent, se développent et ma certitude est que nous avons les moyens, avec Haropa, d’accompagner ces mutations.

"Nous avons les moyens, avec Haropa, d’accompagner les mutations"


"L’A." : Pour la seconde année consécutive, Le Havre a été élu par les Asiatiques "Best Seaport in Europe". Que vous inspire cette reconnaissance ?

H. M. :
Nous avons de bonnes raisons d’être confiants, mais nous avons aussi d’excellentes raisons de ne pas nous endormir sur d’éventuels lauriers... C’est pourquoi, sous les couleurs d’Haropa qui mutualise les énergies du territoire normand et parisien, nous multiplions nos actions vers les clients, sous des formes diverses. Ces démarches, novatrices depuis deux à trois ans, sont particulièrement bien accueillies, tant en Europe qu’en Asie.

"L’A." : Le chantier du terminal multimodal est lancé, Port 2000 s’achève… Au-delà de ces échéances, le port du Havre a-t-il des grands projets d’infrastructure ?

H. M. :
Le prolongement du Grand Canal du Havre est à l’étude. La procédure suit son cours, la prochaine étape portera sur le choix de l’option. Mais la décision d’investissement n’est pas prise, ni pas nous ni par nos partenaires. Et si des travaux sont engagés sur ce projet qui porte sur du moyen-long terme, rien ne se fera avant deux ans.Un autre sujet est celui de la construction d’une chatière* pour Port 2000. Sur cette question globale de la desserte de Port 2000, nous manquons de lisibilité et devons clarifier nos stratégies. Pour y parvenir, j’inviterai dès le mois d’octobre tous les acteurs concernés par ce dossier à participer à une table ronde : dans une logique "Grenelle", je souhaite qu’en toute transparence, chacun s’exprime sur l’existant, sur les solutions possibles, sur leur utilité, sur les échéances, etc. La synthèse de l’ensemble des arguments nous permettra d’avancer sur cette problématique de l’accès direct à Port 2000.

"L’A." : Au Havre, le trafic conteneurs bascule sur Port 2000. Quel est l’avenir des terminaux du port intérieur ?

H. M. :
Il n’est pas question de vider le port intérieur de son activité. Le quai de Bougainville est désormais dédié au roulier et à l’éolien offshore. Pour les autres sites, une réflexion est en cours chez nous mais également chez les opérateurs de terminaux. Sur ce sujet comme sur d’autres, nous mettrons à profit les deux années à venir pour clarifier notre stratégie et affirmer nos projets en fonction de notre capacité financière. Je le redis : nous avons besoin de donner de la visibilité.

* Sorte de passe ouverte dans la digue Sud qui permettrait aux péniches de rejoindre l'avant-port à Port 2000 sans franchir les digues.

Marie Héron

Lundi 24 Septembre 2012





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