Haropa : maintenir les performances en sortie de marchandises


À défaut de bureau basé à Lyon, contrairement au GPMM, les responsables d’Haropa viennent régulièrement dans la région Rhône-Alpes-Auvergne pour renforcer leurs liens et en tisser de nouveaux. «Pour conquérir de nouvelles parts de marché dans cette région importante, nous devons maintenir nos performances notamment en sortie de la marchandise et en transit-time», observe Sébastien Roux, commercial Grands Comptes.


© Haropa
© Haropa
La fiabilité sociale et terrestre, la diversité des solutions, le respect des délais sans oublier une fluidité née d’une absence de congestion figurent parmi les atouts de l’ensemble portuaire. Les grèves, ce fléau, sont pratiquement effacées en France, elles sévissent aujourd’hui plutôt du côté des ports nordiques, engorgés comme Anvers. «Quand on rate un closing, on peut basculer du train sur la route rapidement», observe Sébastien Roux. Face au mouvement croissant du «slow streaming», ralentissement volontaire des navires pour économiser du carburant, «nous pouvons réagir grâce au bon positionnement des rotations des navires. Le dédouanement peut être opéré en 4 minutes 34, un conteneur obtient son bon à sortir en 2,1 jours et il peut quitter le terminal en moyenne en 3,6 jours», énumère Sébastien Roux, qui traite la filière grande distribution, luxe, retail parmi les dix filières stratégiques établies par les responsables d’Haropa.

"Le port du Havre est régulièrement relié à 600 ports du monde"


En juin dernier, Haropa a été relié à la nouvelle plateforme de distribution mise en place à Vierzon par l’opérateur ferroviaire Ferovergne (groupe Combronde). Elle fonctionne à raison de trois allers et retours par semaine entre Le Havre et Vierzon avec une connexion bihebdomadaire sur Clermont-Ferrand.
L’offre ferroviaire est aujourd’hui correcte avec 18 allers-retours entre Le Havre et Chalon, Dijon, Lyon et Clermont-Ferrand.
25 % des entrepreneurs rhônalpins, exportateurs et importateurs, traitent régulièrement avec Haropa et jusqu’à 50 % des commissionnaires de transports. Ils n’étaient que 30 % en 2013.
Les chimistes de la deuxième région économique et industrielle de France apprécieront dans quelques mois les nouvelles aires de stockage en cours de construction au milieu de la zone portuaire. Les sueurs froides qu’avait générées la mise en place du système de rendez-vous routiers «Truck Appointment System» (TAS) semblent maintenant envolées et «l’opération complète peut être réalisée en 56 minutes» affirme Sébastien Roux.
Ce dernier s’étonne du manque d’empressement des chargeurs pour utiliser la procédure ferro-maritime qui, sur simple demande au bureau des douanes, permet, sous certaines conditions, de bénéficier de reports de paiement de droits et taxes.
Premier port nord-européen touché à l’import et le dernier à l’export, accessible 365 jours sur 365 et par les plus gros navires du monde comme le «Kerguelen» de CMA CGM d’une capacité de 17.722 EVP ou le "MSC Oscar" de 19.224 EVP, le port du Havre est régulièrement relié à 600 ports du monde dont 80 ports chinois, 60 ports européens, 20 ports américains ou 40 ports de la côte occidentale d’Afrique. Le Havre se targue même d’être «le premier port français pour la desserte des pays enclavés de la COA».
Dans le cadre d’une étude réalisée récemment, door-to-door Route, un Shanghai-Lyon prendrait au total 29,5 jours contre 33,5 jours pour les ports méditerranées et 34 jours pour Anvers. Ce temps de 29,5 jours serait le même en door-to-door Voie ferrée contre 34 jours pour les ports méditerranéens et 35 jours pour Anvers. «Sur un port comme Tanger, notre transit-time peut être plus court qu’Anvers et même Fos», lance Sébastien Roux qui précise bravement : «6 jours entre Le Havre et Tanger contre 6 jours également d’Anvers mais 9 jours à Fos».
En 2014, Haropa, cinquième ensemble portuaire nord-européen, a traité un trafic maritime total de 89 millions de tonnes et son trafic maritime conteneurisé flirtait avec les 2,7 millions d’EVP. Sur les neuf premiers mois de 2015, le tonnage serait en croissance de 4 % environ et du même pourcentage pour les conteneurs.

Annick Béroud

Lundi 16 Novembre 2015



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