Koji Sekimizu réaffirme les engagements de l'OMI


Le secrétaire de l'OMI a réaffirmé les positions de l'organisation internationale en matière de protection de l'environnement. Il s'est dit conscient du poids financier du développement durable pour les armateurs dans un contexte de crise mais rappelé les grands principes issus de la conférence Rio+20.


© Brittany Ferries
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Alors que l'Europe vient de publier la nouvelle directive portant sur la transposition en droit communautaire de l'annexe VI de la convention Marpol sur les rejets en soufre des navires dans les zones Seca* d'ici 2015 dans un premier temps et dans les eaux européennes, dans un second temps, le secrétaire général de l'OMI, Koji Sekimizu, s'est montré inflexible.

© V. J. C.
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Devant le parterre de professionnels du maritime réunis à Biarritz à l'occasion des 8e Assises de l'économie maritime et du littoral, il a réaffirmé les grands principes de l'organisation de Londres. "Les trois piliers du transport maritime sont économique, social et environnemental", a-t-il rappelé. Il est revenu sur les éléments-clés autour desquels s'articule le document spécifique rédigé à l'occasion de Rio+20 qui s'est tenu en juin, vingt ans après le sommet de Rio de Janeiro de 1992 : "standards globaux, efficacité énergétique, nouvelles technologies, éducation et formation, sécurité maritime, gestion du trafic maritime et infrastructures maritimes".

Pour un développement durable dans le transport maritime

Koji Sekimizu a déclaré qu'il engagerait l'OMI "aux côtés des autres organisations internationales pour le développement durable dans le transport maritime".
Interrogé sur la manière dont le secteur du shipping mondial peut fournir seul cet effort financier colossal, il a estimé que "la société doit partager ces coûts. Car le secteur maritime n'est pas en mesure de les prendre seul en charge".
À propos de la directive européenne qui a transposé la convention Marpol VI (en fixant le seuil à 0,1 % de taux de soufre dans les zones Seca en 2015 puis à 0,5 % à l'horizon 2020 dans l'ensemble des eaux terrioriales), il juge que les armateurs doivent "répercuter ces surcoûts sur le prix du fret" et que les gouvernements doivent leur permettre de trouver du carburant avec un taux de soufre réduit.

"Nous ne pouvons pas revoir l'agenda 2015"


Le délégué général de l'OMI a prêché devant une assemblée de convaincus en rappelant que le transport maritime, qui est le mode qui assure "90 % des échanges sur la planète, est le moins polluant et le plus fiable".
Le responsable de l'organisation ne pouvait pas justifier la position de l'OMI en matière de développement durable devant une assemblée de professionnels du maritime sans se faire interpeller par le président d'Armateurs de France. Raymond Vidil, prenant la défense de la profession, a déclaré : "Vous imaginez que nous allons pouvoir répercuter les hausses de coût d'exploitation que la réglementation impose sur les taux de fret mais c'est une illusion".
Koji Sekimizu a rétorqué : "La réduction du taux de soufre est de la responsabilité d'un gouvernement. C'est à lui également d'investir pour mettre à disposition la quantité suffisante de fuel. Mais on ne peut pas revoir l'agenda 2015. Nous devons nous tourner vers de nouvelles énergies". Et d'insister : "Le secteur du transport maritime ne peut pas repousser ses responsabilités en matière de réduction de taux de soufre, pas plus que dans le traitement des eaux de ballast".

* Les zones Seca : les zones de contrôle des émissions de soufre (ZCES) comprennent la mer Baltique, la Manche et la mer du Nord.

Vincent Calabrèse

Vendredi 23 Novembre 2012





     

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