L'Espagne abandonne la privatisation de ses aéroports


L'Espagne a officialisé l'abandon de la vente de ses aéroports, devant une conjoncture économique défavorable. Elle maintient en revanche la privatisation partielle d'Aena, affirmant vouloir introduire un "nouveau modèle de gestion" aéroportuaire.


© AENA
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La ministre espagnole des Transports, Ana Pastor, a annoncé, lundi 23 janvier, l'abandon du projet de privatiser les aéroports espagnols du précédent gouvernement. "Les conditions actuelles du marché sont clairement défavorables", a-t-elle expliqué, précisant que ces dernières risquaient d'avoir un impact négatif sur le "nombre d'offres" et "le prix proposé".
L'ancienne équipe socialiste avait voulu en 2011 privatiser 90,05 % des aéroports de Madrid et Barcelone, une opération qui devait rapporter au moins 5,3 milliards d'euros, et 49 % d'Aena, le gestionnaire aéroportuaire. Elle y avait finalement renoncé, devant la forte opposition de la droite et à l'approche des élections législatives du 20 novembre. Tandis que la privatisation partielle d'Aena n'a même pas été lancée, celle des aéroports de Madrid et Barcelone, qui devait être bouclée fin novembre, avait été repoussée au-delà des élections, qui ont porté la droite au pouvoir.

Faire d'Aena un leader mondial

La nouvelle ministre des Transports a finalement annoncé lundi le lancement d'un "nouveau modèle de gestion aéroportuaire", visant à "transformer Aena en une entreprise leader mondiale dans le secteur aéroportuaire et de navigation aérienne". Cette "vision stratégique" laisse à terme la porte ouverte à l'entrée d'investisseurs privés, a-t-elle indiqué, sans toutefois préciser sous quelle forme ni le calendrier prévu.
L'appel d'offres pour Madrid et Barcelone devait se terminer le 30 janvier. Parmi les sept consortiums en lice se trouvaient l'espagnol Ferrovial, le français Aéroports de Paris (ADP) et l'allemand Fraport. Alors que le pays est engagé dans un vaste programme de rigueur qui devrait réduire le déficit de 40 milliards d'euros cette année, le ministère des Transports a lui vu son budget réduit de 1,6 milliard, soit une chute de 15 % par rapport à 2011.

AFP

Mardi 24 Janvier 2012





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