L'Europe consacre 6,7 milliards au deuxième appel à projets du MIE


Dans le cadre du deuxième appel à projets du MIE, la Commission a alloué une enveloppe de 6,7 milliards d'euros pour 195 projets d'infrastructures de transport. Sept projets spécifiquement français ont été retenus.


Carte du futur réseau ferroviaire ERTMS de l'Union européenne © EC
Carte du futur réseau ferroviaire ERTMS de l'Union européenne © EC
La Commission européenne a dévoilé ses choix concernant le deuxième appel à projets du Mécanisme pour l'interconnexion en Europe (MIE).
Cet instrument de l'Union européenne vise à financer les projets d'infrastructures de transport, de télécommunications et énergétiques. Une liste de 195 projets a été rendue publique le 17 juin, parmi 427 proposés, pour lesquels l'UE consent un cofinancement de 6,7 milliards d'euros. Cette décision doit désormais être formellement adoptée par la Commission à la fin du mois de juillet 2016.

"Cette enveloppe pourrait créer jusqu'à 100.000 emplois en Europe d'ici à 2030"


"Cet investissement devrait permettre de mobiliser un cofinancement supplémentaire, public et privé, pour atteindre un montant total de 9,6 milliards d'euros", a estimé l'exécutif européen, qui veut notamment contribuer à la "numérisation et à la décarbonation" du secteur. Les projets choisis seront cofinancés à hauteur de 20 % à 85 %. Pour la commissaire chargée des Transports Violeta Bulc, cette enveloppe pourrait créer jusqu'à 100.000 emplois en Europe d'ici à 2030.

Priorité aux États du fonds de cohésion

"Les États membres admissibles au bénéfice du Fonds de cohésion ont reçu près de 85 % du financement, ce qui permettra de gommer en partie les disparités en matière d'infrastructures dans l'Union", a précisé la Commission. Ce groupe est composé de la Bulgarie, la Croatie, Chypre, la République tchèque, l'Estonie, la Grèce, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, Malte, la Pologne, le Portugal, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie.
Les projets retenus sont des études ou des travaux qui concernent principalement le réseau central du Réseau transeuropéen de transport (RTE-T), des corridors définis par la Commission comme prioritaires pour favoriser la circulation des biens et des marchandises à travers l'UE. Parmi les projets choisis, l'exécutif européen a cité "la rénovation du tronçon ferroviaire Brașov-Sighișoara en Roumanie", "la liaison ferroviaire Aveiro-Vilar Formoso au Portugal" ou encore "la modernisation de la ligne de chemin de fer E30 (tronçon Zabrze-Katowice-Cracovie) en Pologne".

39 millions pour sept projets français

Sept des 195 projets retenus sont français. Deux concernent la fluidification des nœuds ferroviaires urbains de Lyon, qui devrait bénéficier de 7,7 millions d'euros, puis ceux de Marseille et Nice, qui recevraient 5,7 millions. Il s'agit d'éliminer les goulets d'étranglement, d'absorber la croissance prévisible du trafic et, dans le second cas, de créer le chaînon manquant entre Barcelone et Gênes.
Dans la sélection figurent les études en vue de deux projets fluviaux en Seine aval. D'une part la création du port Seine métropole Ouest, aux confluents de la Seine et de l’Oise (plaine d'Achères), près de la gare de fret d'Achères-Grand-Cormier. D'autre part l'implantation de l'Éco-port des 2 rives de Seine, un site de 34 ha à Triel-sur-Seine (Yvelines) qui vise entre 550.000 et 1 million de tonnes de trafic annuel. 1,7 million d'euros seraient consacrés à ces initiatives.
L'amélioration de l'accessibilité au TGV de l'aéroport Paris-CDG (1,775 million d'euros) et l'installation de l'ERTMS (système de gestion du trafic ferroviaire) sur les liaisons régionales entre la France et le Luxembourg font partie des projets retenus. Cette dernière serait financée à hauteur de 5,125 millions d'euros. L'amélioration de la desserte passagers du pôle aéronautique de Toulouse, avec la création de lignes de métro, a été également prise en compte, pour 9,8 millions d'euros.
Enfin, le projet C-Roads censé développer les systèmes de "routes intelligentes", basés sur la communication inter-véhicules routiers ou de vehicule à infrastructure, fait partie des projets retenus, avec un financement européen prévu de 7,2 millions d'euros.
Au total, plus de 39 millions d'euros devraient ainsi être consacrés aux projets français, finançant les études techniques et la préparation des débats publics pour tous les projets, mais aussi la mise en œuvre dans le cas du nœud ferroviaire lyonnais et de l'ERTMS.
Dans le cadre du premier appel d'offre du MIE, la Commission européenne avait annoncé il y a un an un financement de 13,1 milliards pour 276 autres projets. "Il y aura un troisième appel à projets cette année", a affirmé Violeta Bulc, lors de l'annonce.

Franck André

Jeudi 23 Juin 2016



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