Le pétrolier "Exxon Valdez", à l'origine d'une gigantesque marée noire en Alaska en 1989, n'a pas obtenu l'autorisation d'accoster en Inde où il devait être démantelé. L'autorité portuaire du Gujarat a indiqué qu'elle avait refusé au navire, rebaptisé "Oriental Nicety", d'accoster après que la Cour suprême de New Delhi eut exigé des assurances complémentaires concernant les risques de pollution. "L'autorisation n'a pas été accordée", a expliqué un responsable à Ahmedabad, capitale du Gujarat, sous couvert de l'anonymat, ajoutant que le pétrolier naviguait déjà dans les eaux territoriales indiennes.
Une société indienne spécialisée dans le démantèlement des navires pour en récupérer la ferraille avait obtenu le contrat pour ses chantiers d'Alang. Des défenseurs de l'environnement ont adressé une pétition à la Cour suprême afin d'obtenir des assurances sur le fait que le navire ait été préalablement débarrassé de tout matériau toxique, conformément à la Convention de Bâle. La Cour a mandaté le gouvernement pour qu'il obtienne ces garanties avant de donner le feu vert au navire, dont le naufrage avait fait échapper 40 millions de litres de pétrole et pollué 1.300 km de côtes en Alaska. La Convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontaliers de déchets dangereux, dont l'Inde est signataire, est entrée en vigueur en mai 1992.
L'Inde avait déjà il y a quelques années refusé d'accueillir l'ex-porte-avions français "Clemenceau", arguant de la présence d'amiante à son bord. Sa vie s'était achevée dans un chantier de Grande-Bretagne.
Une société indienne spécialisée dans le démantèlement des navires pour en récupérer la ferraille avait obtenu le contrat pour ses chantiers d'Alang. Des défenseurs de l'environnement ont adressé une pétition à la Cour suprême afin d'obtenir des assurances sur le fait que le navire ait été préalablement débarrassé de tout matériau toxique, conformément à la Convention de Bâle. La Cour a mandaté le gouvernement pour qu'il obtienne ces garanties avant de donner le feu vert au navire, dont le naufrage avait fait échapper 40 millions de litres de pétrole et pollué 1.300 km de côtes en Alaska. La Convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontaliers de déchets dangereux, dont l'Inde est signataire, est entrée en vigueur en mai 1992.
L'Inde avait déjà il y a quelques années refusé d'accueillir l'ex-porte-avions français "Clemenceau", arguant de la présence d'amiante à son bord. Sa vie s'était achevée dans un chantier de Grande-Bretagne.


L'Inde refuse de démanteler l'"Exxon Valdez"
















