L'Unim face au défi de la "clarification" des textes


Si les entreprises de manutention françaises membres de l'Unim voient d'un bon œil la prochaine transformation du rapport Bonny en texte de loi puis en charte qui constitue une "clarification" de la réforme de 1992, elles continuent de vouloir adapter au plan national la directive européenne "concession". Elles réclament la création d'un "conseil des investissements publics et privés".


Nicolas Gauthier, Lamia Belkhaïd, Christian de Tinguy et Xavier Galbrun, à l'occasion de l'assemblée générale de l'Unim à Marseille le 17 juin © Vincent Calabrèse
Nicolas Gauthier, Lamia Belkhaïd, Christian de Tinguy et Xavier Galbrun, à l'occasion de l'assemblée générale de l'Unim à Marseille le 17 juin © Vincent Calabrèse
Du nom de Martine Bonny, du CGEDD (Conseil général de l'environnement et du développement durable), le rapport Bonny, qui avait été remis en décembre 2014 au secrétaire d'État aux Transports, Alain Vidalies, devenu proposition de loi, "ne va tarder à effectuer la navette parlementaire", a indiqué à Marseille Christian de Tinguy, le président de l'Union nationale des industries de la manutention (Unim), à l'occasion de l'assemblée générale de la fédération. Il a rappelé qu'il fallait consolider la réforme de 1992 qui avait été conçue à l'époque pour la "main-d'œuvre intermittente". Pour Nicolas Gauthier, le vice-président de l'Unim et président du Syndicat des entrepreneurs de manutention de Marseille Fos (Semfos), "il fallait clarifier la loi, combler les vides juridiques". Une fois voté, le texte (un "carrefour du pragmatisme", selon Xavier Galbrun, le délégué général de l'Unim) donnera naissance à "une charte" destinée aux industries nouvelles.

"Le régime du «land lease» inadapté"

En matière d'investissement, les entreprises de manutention souhaitent voir leur stratégie davantage reconnue sur les places portuaires. Elles imaginent la création "d'un comité des investissements publics et privés". Christian de Tinguy, qui regrette que la profession ne fasse pas partie des organes de gouvernance des ports, indique : "Nous sommes dans une démarche collaborative".
Adoptant l'idée de la juriste et ancienne ministre Noëlle Lenoir (cabinet Levin Kramer), les manutentionnaires français jugent qu'ils sont "à parité avec le public dans les investissements". Le président de l'Unim en veut pour exemple Le Havre (Port 2000) où 500 millions d'euros ont été mis sur la table et Fos (Fos 2XL) où le privé a investi 300 millions d'euros.

"Nous sommes à parité avec le public dans les investissements"


Autre grand thème qui préoccupe les entreprises de manutention françaises, la transposition en France de la directive européenne "Concession" prévue en avril 2016. Transposition au plan national qui va être assurée par le ministère de l'Économie et des Finances et pas par le secrétariat d'État aux Transports, comme prévu initialement. L'Unim juge que le régime de la concession est totalement inadapté à la France. Selon Xavier Galbrun, le terme anglais "land lease" est mal traduit puisqu'il porte le nom de "baux fonciers".
Pour Lamia Belkaïd, secrétaire général de la Federation of European Private Port Operators (Feport), qui vient de rencontrer Violeta Bulc, la commissaire européenne aux Transports, il faut que "les ports attirent les investisseurs". Reprenant les propos échangés à l'occasion de la dernière réunion de l'ESPO, elle estime que "les investissements doivent être corrélés à la demande du marché".

Vincent Calabrèse

Lundi 22 Juin 2015



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