"L'ambition globale" de Frédéric Cuvillier en matière de formation


Pour Frédéric Cuvillier, le ministre des chargé des Transports, "la formation maritime doit devancer voire dépasser les besoins des employeurs". Convaincu de la nécessité de l'ouvrir tout en préservant sa spécificité, il a tenté de calmer la polémique que soulève le projet d'établissement de l'ENSM et annoncé la création de quatre nouveaux BTS.


S'exprimant à Montpellier lors des 9e Assises de l'économie maritime et du littoral où il avait été devancé par les annonces faites par Jean-Marc Ayrault quelques heures plus tôt sur les conclusions du Cimer de la veille, Frédéric Cuvillier est largement revenu sur la sujet de l'École nationale supérieure maritime (ENSM). Le ministre chargé des Transports, qui s'est dit conscient des "inquiétudes" que le projet d'établissement suscite, a estimé que "la spécialisation des quatre sites est une mesure de bon sens". Pour l'heure, en attendant le Conseil d'administration du 10 décembre, "le projet a besoin d'être finalisé", a ajouté Frédéric Cuvillier, sur un sujet qui fait encore débat. La complémentarité des sites de Marseille et du Havre notamment ne semble pas convaincre tout le monde. L'argument du "budget contraint" de l'école avancé par le ministre de tutelle devrait peser dans la balance.

Quatre BTS pour la rentrée 2014

Dans le cadre d'une "ambition globale" que le ministère nourrit pour l'enseignement maritime, il a annoncé l'ouverture dès la rentrée 2014 de quatre classes de BTS, permettant de compléter la filière. Les lycées de Saint-Malo et Fécamp ont été retenus ainsi que ceux de Sète et Boulogne. Frédéric Cuvillier a indiqué que, par la suite, il sera attribué à ceux de Paimpol, La Rochelle et Nantes "le rôle de consolider la formation maritime en France".

"La spécialisation des quatre sites est une mesure de bon sens"


Le ministre chargé des Transports n'a en revanche pas souhaité revenir sur les annonces faites par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, en début de matinée concernant le Cimer. Le chef du gouvernement lui avait ravi la vedette en révélant les trois mesures phare du rapport du député Arnaud Leroy.
Sur les dossiers de la présence des gardes armés à bord des navires pour préserver les armateurs contre la piraterie, celui de la loi de 1992 relative au transport de brut adaptée aux produits raffinés et enfin celui de l'aménagement des taxes de plus-value de cession des navires, le monde maritime français s'est trouvé rassuré. Reste aujourd'hui à rédiger les projets de loi afin de transposer en droit les mesures avalisées par le gouvernement. En revanche, les armateurs n'ont toujours pas obtenu gain de cause sur la question de l'extension du Crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) à leur secteur d'activité.

ENSM : mettre fin à la concurrence entre Marseille et Le Havre

À l'occasion d'une table ronde intitulée "Femmes et hommes, premières richesses de l'économie maritime", Hervé Moulinier, président de l'ENSM, a dû défendre le projet d'établissement. Considérant la diminution qu'il constate sur le marché de l'emploi dans le secteur de la marine marchande en France entre 1950 et 2011 (phénomène qui n'a pas été enrayé par le Rif, selon les chiffres présentés), Jean-Philippe Chateil, secrétaire général adjoint FOMM, UGICT, CGT, s'interroge sur l'avenir de l'école. Il juge que "les compagnies ne jouent pas le jeu". À cette question, Hervé Moulinier répond : "L'ESNM a eu comme enjeu de s'adapter, de se rapprocher des besoins des entreprises". Il se dit convaincu de la nécessité de conférer à l'école "une taille plus grande". Et d'insister : "Notre objectif est de produire les meilleurs élèves du monde. Le tronc commun est le corpus de cette école. L'enseignement maritime en est la marque de fabrique". Selon lui, les élèves ne sont pas tenus de trouver un emploi chez les armateurs français. À propos des quatre sites de l'ENSM, il explique : "Les quatre écoles étaient concurrentes. C'était stérile. Il fallait mettre fin à une concurrence entre Marseille et Le Havre en cherchant les complémentarités".

Vincent Calabrèse

Jeudi 5 Décembre 2013



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