L'enquête de Brétigny-sur-Orge confiée à trois juges



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Douze jours après la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge, l'enquête a été confiée à trois juges d'instruction qui vont se concentrer sur les raisons du basculement de l'éclisse, très probablement à l'origine du déraillement. Écartant "a priori" l'acte de malveillance, le procureur de la République d'Évry, Éric Lallement, a ouvert mercredi 24 juillet une information judiciaire pour homicides et blessures involontaires. Soit les mêmes chefs qui avaient présidé à l'enquête en flagrance ouverte le soir même du déraillement du Téoz 3657 reliant Paris à Limoges. "A priori aujourd'hui, l'acte de malveillance est écarté", a déclaré le magistrat selon qui le basculement d'une éclisse "semble être à l'origine de la catastrophe". L'enquête judiciaire sur la base des premières constatations d'un expert indépendant en accidentologie, Robert Hazan, épouse donc les conclusions avancées très rapidement par la SNCF et son président, Guillaume Pepy.
Au lendemain du drame, la compagnie ferroviaire avait abondamment communiqué sur le retournement de cette pièce d'acier de 10 kg reliant deux rails pour expliquer "l'origine matérielle" de la catastrophe. Une hypothèse confirmée par l'enquête interne de neuf jours diligentée par la SNCF dont les conclusions ont été adressées au parquet, au directeur du Bureau d'enquête sur les accidents de transport terrestre (BEA-TT) et au président de l'Établissement public de sécurité ferroviaire (ESPF). Le contenu de cette enquête est désormais soumis au secret de l'instruction. Les causes de cette défaillance - "un événement inédit sur le réseau", selon un cadre de la SNCF - vont donc être au cœur des investigations menées par le collège des juges instructeurs. "Les recherches vont se concentrer sur les causes de l'absence, de la rupture et/ou du desserrage des écrous de cette éclisse", a précisé le magistrat. "Est-ce qu'il y a eu rupture ou desserage" des boulons qui tiennent les éclisses ? "C'est un point important", a-t-il ajouté, précisant que les pistes du défaut de fabrication ou du défaut d'entretien de ces pièces étaient "ouvertes". Dans cette perspective, la priorité des juges "sera de diligenter des expertises métallurgiques", a avancé Éric Lallement.

Grégory Danel et Diane Falconer

Jeudi 25 Juillet 2013



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