L'horizon d'Air France-KLM s'éclaircit


L'horizon d'Air France-KLM semble s'éclaircir même si la facture carburant et les charges liées à son plan de restructuration ont pesé lourdement en 2012 avec une perte nette qui atteint désormais près de 1,2 milliard d'euros, contre 809 millions en 2011.


© Air France-KLM
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L'an passé, Air France-KLM est parvenu à ramener sa perte d'exploitation à 300 millions d'euros contre 353 millions d'euros en 2011, un résultat meilleur qu'attendu. La dette nette, qui asphyxie le groupe, a quant à elle diminué de 540 millions passant sous les 6 milliards. Le chiffre d'affaires a progressé de 5,2 % à 25,6 milliards et le taux d'occupation atteint 83,1 %, un record (+ 1,2 point). "2012 est une année intermédiaire dans la mise en place du plan de transformation du groupe", a commenté Philippe Calavia, directeur financier d'Air France-KLM. "C'est une année importante car toutes les décisions structurantes ont été prises", a-t-il déclaré.
Air France-KLM, dont la compétitivité n'avait cessé de se détériorer ces dernières années face à des compagnies à bas coûts offensives et l'émergence de compagnies asiatiques et du Golfe puissantes, avait annoncé mi-janvier 2012 un vaste plan de restructuration, baptisé Transform 2015. Dans ce cadre, le groupe franco-néerlandais a dû provisionner 471 millions pour financer les départs volontaires destinés à améliorer sa productivité. "Aujourd'hui, tous les fondamentaux pour l'amélioration de la compétitivité sont en place et vont produire leur effet en grande partie en 2013 et 2014", a estimé le directeur financier. Il a souligné que la situation s'était déjà améliorée trimestre après trimestre.

Moyen-courrier toujours plombé

Pour autant, "ce n'est pas encore suffisant", a-t-il dit. "Ce début de retournement doit nous inciter à maintenir nos efforts et à mettre en œuvre ce qui a été décidé" l'an passé. Il a notamment rappelé que le groupe avait gelé les salaires chez Air France pour 2012 et 2013 et chez KLM pour 2013 et 2014. Le groupe a également réduit ses investissements (1,5 milliard en 2012 contre 2,1 en 2011). Cette année, ceux-ci diminueront encore de 300 millions. Si le long-courrier et l'Amérique du Nord particulièrement ont enregistré de bons résultats avec des recettes unitaires en hausse marquée grâce à des capacités limitées, il a reconnu que le secteur du moyen-courrier le plus déficitaire était "toujours sous pression".

"2012 est une année intermédiaire"


Le PDG d'Air France-KLM, Jean-Cyril Spinetta, a précisé que la perte opérationnelle de ce réseau s'était creusée pour atteindre 800 millions d'euros contre 700 millions en 2011 avec "une aggravation chez Air France et une stabilisation chez KLM". Cette contre-performance tient aux mauvais résultats enregistrés sur les bases de province d'Air France à Marseille, Nice et Toulouse. "Sur les bases, on a déjà considérablement retravaillé notre réseau pour tenir compte des premiers résultats", a-t-il toutefois expliqué, rappelant que le groupe ferait un bilan des bases après la saison d'été. "Si les pertes constatées n'ont pas alors pu être réduites. Il faudra prendre des mesures structurelles en termes de réajustement du réseau", a-t-il commenté.
Le PDG d'Air France, Alexandre de Juniac, a de son côté insisté sur le fait que les mesures de restructuration devraient produire leur effet cette année. "Nous faisons une réduction importante de notre flotte : 19 avions en moins pour Air France et 21 avions pour le réseau régional", a-t-il indiqué. Enfin, 3.300 personnes sur quelque 100.000 salariés ont quitté le groupe en 2012. Ce sont en quasi-totalité des départs naturels non remplacés. Le plan Transform prévoit en outre la suppression de 5.122 postes équivalents temps plein à fin 2013, sans départs contraints.
Pour 2013, le groupe aérien, dont le plan de restructuration doit s'achever fin 2014, prévoit de réduire encore sa dette nette et ses coûts unitaires. Il est difficile de prendre des engagements chiffrés précis pour 2013 en raison d'une conjoncture morose et d'un environnement volatil, a fait valoir M. Spinetta. Il a toutefois réitéré les objectifs de Transform dont la réduction de la dette de 2 milliards à fin 2014 par rapport à janvier 2012.

Delphine Touitou

Vendredi 22 Février 2013





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