L'offre ML-MC rénove-t-elle le wagon isolé ?


Rentabiliser le fret, renouveler les infrastructures, rendre plus rentables les TGV, affronter la concurrence, accorder des sillons, devenir une entreprise "normale", les défis à relever pour la SNCF sont nombreux. Jean Rouche, directeur Fret SNCF Sud-Est-Autochem, a choisi de rester optimiste. Il souligne quelques points positifs observés cette année dans la région qu’il anime.


© RFF/Capa/Julien Goldstein (Toma)
© RFF/Capa/Julien Goldstein (Toma)
Premier fabricant mondial de matériels de construction et d’exploitation minière, de moteurs, turbines et autres engins BTP, Caterpillar a renouvelé sa confiance pour trois ans à l’opérateur ferroviaire public Fret SNCF. Ce trafic s’effectue au départ de la plate-forme logistique SNCF de Saint-Martin-le-Vinoux, près de Grenoble, et à destination de la Belgique, principalement des ports d’Anvers et de Zeebrugge. "Fret SNCF a obtenu pour ce trafic le statut de transporteur principal et gère ainsi depuis janvier 2013 ces transports de bout en bout, avec le concours de Captrain Benelux, filiale de SNCF Geodis, pour les dessertes terminales au départ d’Anvers. Le parcours nécessite une technicité importante du fait de la spécificité des marchandises transportées", explique Jean Rouche.

Réactivité et souplesse

Autre leader mais dans l’agroalimentaire, Danone travaille depuis quarante ans avec Fret SNCF et lui a renouvelé sa confiance en 2013 pour traiter 1,2 million de palettes d’eaux minérales des usines d’Evian et de Volvic et assure l’acheminement vers les prestataires logistiques d’EVW en France et à l’international. Les volumes concernés représentent 5.000 palettes par jour soit plus de 1.200 trains au total par an avec une nette augmentation des trafics vers l’Allemagne. Jean Rouche estime que "la réactivité et la souplesse de Fret SNCF sont des atouts très forts puisque les deux usines sont enclavées et très limitées en capacité de stockage".

"2013 est l’année de confirmation du wagon isolé"


Déjà connectée aux grands axes internationaux, l’offre wagon isolé Multi-Lots/Multi-Clients s’exporte depuis fin 2012 au-delà du territoire français permettant aux chargeurs de bénéficier sur la totalité du parcours des engagements de délais et du suivi des wagons. "L’effet frontière est gommé, répondant ainsi aux attentes des clients. À ce jour, les trafics franco-suisses, en coopération avec les CFF (Chemins de fer suisses) au départ de Lyon entrent dans ce nouveau schéma", précise Jean Rouche, qui considère que 2013 est l’année de confirmation du positionnement du wagon isolé en France mais aussi à l’international. Selon lui, cette formule a permis une "formidable rénovation du wagon isolé".
Une récente étude demandée par le cluster logistique Rhône-Alpes à l’AFT-Iftim a consacré un chapitre aux trafics par modes et constaté évidemment toujours la prédominance du transport routier de marchandises, souple et réactif. En ce qui concerne les flux ferroviaires de marchandises, l’opérateur public ne communiquant plus ses statistiques depuis l’ouverture à la concurrence en 2006, il est difficile, selon l’étude, "de caractériser les volumes traités par le mode ferroviaire concernant la région Rhône-Alpes". Néanmoins, les auteurs de l’étude font quelques remarques sur ce mode qui ne parvient pas à trouver une croissance pérenne qui soit économiquement soutenable. Ils observent que "la part des entreprises ferroviaires alternatives à la compagnie nationale s’accroît et serait de 20 % aujourd’hui, qu’un certain nombre d’établissements embranchés fer n’utilisent pas ou plus leur infrastructure du fait de l’arrêt du service de collecte du wagon isolé au profit des trains complets et que le mode ferroviaire bien adapté au trafic massifié et régulier de la chimie, du transport de véhicules, de la sidérurgie pâtit de la crise et du ralentissement des affaires dans ces secteurs", sans oublier de relever que "le manque de fiabilité, de qualité de service, de flexibilité et de réactivité sont les principaux reproches formulés par les chargeurs à l’encontre du mode ferroviaire actuel".

Annick Béroud

Samedi 16 Novembre 2013



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