La Méridionale et Corsica Linea remportent la dernière DSP corse


Les armateurs La Méridionale et Corsica Linea ont conservé la DSP de la desserte maritime de la Corse pour deux ans et demi, jusqu'à l'avènement du nouveau modèle souhaité par la collectivité.


La délégation de service public 2017-2019 entre Marseille et la Corse sera la dernière sous sa forme actuelle © Franck André
La délégation de service public 2017-2019 entre Marseille et la Corse sera la dernière sous sa forme actuelle © Franck André
L'Assemblée de Corse a reconduit La Méridionale et Corsica Linea en tant que codélégataires du service public de transport maritime de fret et de passagers entre Marseille et la Corse. Le rapport sur l'attribution de la Délégation de service public (DSP) dite "de raccordement" a été adopté lors de la séance publique du 28 juillet. Ce nouveau contrat couvre la période du 1er octobre 2017 au 31 mai 2019, qui sera la dernière sous la forme actuelle de la DSP.
Le rapport avait exclu d'emblée la candidature de Corsica Ferries, qui remettait en cause les conditions même de la DSP, se plaignant notamment d'un manque de temps pour réorganiser ses dessertes, et demandait un report de quatre mois du début de la nouvelle période.
L'Assemblée de Corse a balayé les arguments de la compagnie, lui rappelant qu'elle pouvait recourir à l'affrètement pour pallier l'indisponibilité de ses navires, qu'elle n'était pas obligée de candidater sur l'ensemble des lignes et que l'entrée en vigueur de la DSP avait lieu pendant la période creuse, "environ 50.000 passagers entre Marseille et la Corse contre 200.000 en août".
Ne restaient plus alors dans la course que les opérateurs "historiques" La Méridionale et Corsica Linea, qui a succédé à la SNCM, pour remporter les cinq lots en jeu qui comprennent les dessertes depuis Marseille des ports d'Ajaccio, Bastia, Porto-Vecchio, Propriano et L'Île-Rousse.

Un budget en hausse

Le cahier des charges pour ce contrat était identique à celui de la précédente DSP (du 1er octobre 2016 au 30 septembre 2017). Pourtant, selon le rapport, "le groupement améliore la gestion de l’entretien des navires, avec des arrêts techniques qui ont lieu en basse saison (entre novembre et avril, hors fêtes de fin d’année)". Sur le plan technique, "l'offre du candidat Corsica Linea/La Méridionale est très proche de l'exploitation actuelle". Les deux compagnies continueront de déployer quatre navires rouliers et passagers pour la première ("Jean Nicoli", "Paglia Orba", "Pascal Paoli" et "Monte d'Oro") et trois pour la seconde ("Girolata", "Kalliste" et "Piana").

"Le groupement améliore la gestion de l’entretien des navires"


Sur le plan financier, la contribution publique proposée par les codélégataires dépasse le montant prévu par la collectivité (81,8 millions d'euros contre 78) pour l'ensemble des cinq lignes. La prise en compte de la hausse du coût du combustible et de l'augmentation du nombre d'arrêts techniques dû au vieillissement de la flotte ramène cet écart à 525.000 euros en défaveur de la collectivité. Pour le compenser, celle-ci dit compter sur un accroissement des recettes, "notamment liées à la dynamique du fret".

Vers un changement de formule

Cette DSP de raccordement sera normalement la dernière avant une refonte importante du système. Elle fait le lien entre le DSP "transitoire" de 2016-2017 et la future formule.
Celle-ci prévoit la création de deux sociétés d'exploitation qui prendront la forme de sociétés d'économie mixte à opération unique (Semop) et l'acquisition par la Collectivité territoriale de Corse de deux navires. Le ou les futurs délégataires seront actionnaires minoritaires de ces sociétés, qui affréteront et exploiteront les navires de la collectivité. La CTC souhaite que ces partenariats soient scellés pour huit à dix ans, contre cinq ans – souvent moins ces dernières années – pour la DSP dans sa configuration actuelle.

Franck André

Jeudi 3 Août 2017



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