La SNCM vise un effectif de 800 à 1.000 emplois


La direction de la SNCM a estimé mercredi 8 octobre que "le périmètre à l'équilibre" de la compagnie se situe autour de 800 à 1.000 emplois", contre 1.508 emplois en CDI actuellement, précisant ainsi le plan présenté mardi 7 octobre.


La trésorerie de la SNCM permet à peine de passer la fin de l'année © Franck André
La trésorerie de la SNCM permet à peine de passer la fin de l'année © Franck André
La direction de la SNCM vise un effectif de "800 à 1.000 emplois". "L'entreprise emploie aujourd'hui 1.508 CDI. Au terme d'un processus de transformation important, le périmètre à l'équilibre identifié comprendrait entre 800 et 1.000 emplois", a précisé la compagnie. La direction n'évoque pas le nombre de CDD réguliers dans l'entreprise, qui sont plusieurs centaines, mais dont l'effectif varie en fonction des saisons. "L'équipe dirigeante de la SNCM s'est mobilisée depuis son arrivée en juin dernier pour travailler à identifier un périmètre d'activités qui permette d'atteindre l'équilibre économique et financier indispensable à son avenir", affirme-t-elle. "Ce travail poursuit un double objectif : sauvegarder le plus d'emplois possible et démontrer qu'un modèle économique sain pouvant intéresser un repreneur est envisageable", poursuit-elle.

"Le placement en redressement judiciaire doit être demandé dès fin octobre"


La direction a présenté mardi 7 octobre ce plan aux organisations syndicales et aux actionnaires, Transdev et l'État, lors d'une réunion prévue dans le cadre de la concertation de sortie de conflit, après une grève de dix-sept jours fin juin et début juillet. À la sortie, les syndicats avaient évoqué un plan comprenant environ 800 suppressions de postes. Lors de cette réunion, l'actionnaire majoritaire Transdev a de nouveau plaidé pour la mise en redressement judiciaire de la SNCM le plus tôt possible, seule manière selon lui de s'affranchir des condamnations de Bruxelles. L'actionnaire estime que le passage au tribunal de commerce permettrait de gommer un peu plus de 400 millions d'euros d'aides publiques que la Commission demande à la SNCM de rembourser.
Cette analyse est vigoureusement contestée par les syndicats, qui estiment qu'une telle opération ne les prémunira pas des condamnations européennes, mais permet aux actionnaires de faire un plan social à moindre frais. "Sous prétexte du contentieux européen, la direction a présenté un schéma d'exploitation avec 800 à 1.000 emplois supprimés, et aucune garantie pour le personnel restant", a déclaré Frédéric Alpozzo, représentant CGT des marins, à la sortie de la réunion.

Transdev réclame toujours le redressement judiciaire

La société Transdev, principal actionnaire de la SNCM, a de nouveau plaidé mercredi 8 octobre pour un placement de la compagnie maritime en redressement judiciaire, pour échapper aux amendes de Bruxelles mais n'a pas souhaité commenter le plan présenté mardi 7 octobre par la direction. Ce plan, présenté lors d'une réunion à la préfecture des Bouches-du-Rhône, fait état d'un nouveau "schéma d'exploitation" prévoyant notamment la suppression de 800 à 1.000 emplois, sur un total de 2.000. "Le chiffre exact est de 700 à 900", a indiqué Transdev, ne commentant néanmoins pas ce plan, qui est celui de la direction de la SNCM, et non des actionnaires.
En juillet dernier, au terme de dix-sept jours de grève, un compromis avait été signé, qui excluait le redressement judiciaire jusqu'au 31 octobre, et prévoyait une concertation autour du médiateur nommé par le gouvernement. C'est dans ce cadre, précise-t-on chez Transdev, qu'a été présenté ce plan. L'actionnaire plaide en faveur du redressement judiciaire, seule solution, selon lui, pour s'affranchir des 440 millions d'euros que réclame à la SNCM la Commission européenne, au titre d'aides indûment perçues. "Le risque c'est d'aller trop tard en redressement judiciaire", a réagi mercredi 8 octobre Transdev, pour qui cette solution permettrait de créer une nouvelle société, saine financièrement. Les syndicats craignent que cela ne soit un prélude au démantèlement de la compagnie. Selon une source proche de Transdev, ce placement en redressement judiciaire doit être demandé "le plus rapidement possible, dès fin octobre". "Si on n'entre pas rapidement en redressement judiciaire, on y entrera trop tard, car la trésorerie de la SNCM permet à peine de passer la fin de l'année", a indiqué cette source, précisant que "tant que la SNCM n'est pas placée en redressement judiciaire, on ne peut voir aboutir ni la discussion avec Bruxelles, ni avec les repreneurs. On ne peut pas avancer sur un schéma de reprise". Une cessation de paiement serait alors inévitable, et c'est dans cette hypothèse que "le risque de liquidation est le plus grand". Une source proche du dossier a indiqué que le schéma présenté mardi 7 octobre par la direction était "la vision portée par le directoire de ce qu'il faudrait pour ramener la SNCM à l'équilibre financier". Mais celui-ci "n'a pas été validé par un repreneur éventuel, n'a pas reçu l'aval de la Commission européenne, n'a pas été validé par le tribunal de commerce". La prochaine étape est une nouvelle réunion, programmée le 28 octobre en préfecture des Bouches-du-Rhône, autour du médiateur.

AFP

Jeudi 9 Octobre 2014



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