La digitalisation, accélérateur du commerce international


La digitalisation des métiers de l’overseas est en marche. Pour sensibiliser ses membres à cette (r)évolution, la Fédération des organisateurs de transport de France y a consacré la première réunion de sa nouvelle commission maritime le 11 avril à Paris.


Stéphane Salvetat et Jean-Louis Le Yondre, vice-président et président de la FOTF © Érick Demangeon
Stéphane Salvetat et Jean-Louis Le Yondre, vice-président et président de la FOTF © Érick Demangeon
Big data, intelligence artificielle, blockchain, internet physique… la digitalisation dans les transports et la logistique était à l’ordre du jour de la première réunion de la commission maritime de la Fédération des organisateurs de transport de France (FOTF). Animée par Thierry Derrey, directeur de recherche de l’Institut supérieur d’études logistiques (Isel), la séance a apporté un éclairage sur ces enjeux numériques. Après un bref historique et la définition de ces nouvelles technologies, les principaux défis relevés sont notamment "l’accélération des flux physiques et fonctionnels dans les chaînes logistiques, la mutualisation et le partage des données, les approches collaboratives ou en réseau". Quelle que soit leur finalité, la donnée et la valeur ajoutée apportée à cette dernière à travers le service, les conseils et l’information délivrée, dont de traçabilité, apparaissent au cœur des enjeux pour l’avenir des professions du transit. "Entre menace et opportunité", Thierry Derrey retient la seconde option et souligne les possibilités offertes : "accès à de nouveaux clients, naissance de nouvelles prestations à valeur ajoutée et de nouveaux modèles d’affaires".
 
Plan de transformation

Citant Maersk Line qui a conclu en mars un accord avec IBM pour développer des chaînes d’information sécurisées (blockchain) dans le maritime ou celui de CMA CGM dans l’internet physique via des conteneurs connectés sur la base de la technologie Traxens, "les métiers de la commission de transport doivent s’approprier et intégrer ses nouveaux outils", assure le directeur de l’Isel. Cette intégration suppose plusieurs prérequis comme "la conduite du changement des processus dont l’ampleur est souvent sous-estimé".

"Nos CGV sont désormais disponibles à l’ensemble des commissionnaires de transport maritime"


Elle intègre "l’évolution de carrière des nouvelles professions ou la reconversion des ressources humaines et matérielles existantes". Tout en préservant le savoir-faire professionnel, "les entreprises doivent créer un service ou une cellule dédié capable d’assurer des missions de veille et d’intégration des nouvelles technologies dans leurs activités". Parmi ses recommandations, Thierry Derrey insiste sur "la formation, l’enrichissement des données, la valorisation de ces nouveaux services et l’interopérabilité des systèmes d’information avec ceux des clients". Plusieurs start-up peuvent faciliter cette démarche.

Point d’avancement

Après la publication de ses statuts fin 2016, la FOTF a consacré ces derniers mois à finaliser ses conditions générales de ventes (CGV). "En français et en anglais, elles s’appuient sur le contrat type de la profession enrichi de critères portuaires et maritimes. Validées par nos membres, elles sont désormais à la disposition de tous les commissionnaires de transport maritime", déclarent Jean-Louis Le Yondre et Stéphane Salvetat. De l’aveu du président et du vice-président de la jeune fédération composée de ses membres fondateurs (unions maritimes et syndicats de transitaires de Marseille et du Havre, Soget et MGI), "ce travail a été mené de front avec l’évolution des règles sur la VGM qui a abouti à un nouvel arrêté modificatif le 17 février, ou la gestion opérationnelle des suites de la faillite de Hanjin sur les terminaux". En cours également, "les travaux menés avec la DGDDI, la DGITM et l’AUTF pour faire converger les nouveaux CCS Ci5 et S.One". C’est sur cette base que la FOTF espère élargir sa couverture à d’autres ports. "Ces démarches nécessitent des consultations et des mises au vote et donc un peu de temps"…

Érick Demangeon

Mercredi 12 Avril 2017



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