La sécurité dans l'aviation reste une priorité



Le Hamas a revendiqué vendredi 25 juillet le tir de trois roquettes vers l'aéroport Ben-Gourion de Tel-Aviv © Air Algérie
Le Hamas a revendiqué vendredi 25 juillet le tir de trois roquettes vers l'aéroport Ben-Gourion de Tel-Aviv © Air Algérie
L'Association internationale du transport aérien (Iata) a indiqué vendredi 25 juillet qu'elle allait "tout mettre en œuvre" pour améliorer la sécurité aérienne qui reste une priorité, après une semaine noire au cours de laquelle trois crashs d'avions ont fait plus de 460 morts. "Après trois tragédies sur une si courte période, beaucoup de gens vont bien entendu poser des questions sur la sécurité aérienne", a déclaré le directeur de l'Iata, Tony Tyler. "Le plus grand respect que nous puissions accorder à la mémoire de ceux qui sont touchés consiste à tout mettre en œuvre dans la recherche des causes, et à faire en sorte que cela ne se reproduise pas", a-t-il ajouté. "Notre priorité numéro un est la sécurité. Et malgré les événements des sept derniers jours, on peut prendre l'avion en sécurité", a souligné Tony Tyler. Ces déclarations interviennent après une semaine désastreuse pour le transport aérien. Un avion de la Malaysian Airlines s'est écrasé le 17 juillet dans l'Est de l'Ukraine après avoir été probablement abattu par un missile dans un territoire contrôlé par les séparatistes pro-russes dans cette ancienne république soviétique, faisant 298 morts. Mercredi 23 juillet, un avion de la compagnie taïwanaise TransAsia s'est écrasé sur une île au large de Taïwan après une tentative d'atterrissage par un très mauvaise temps, causant la mort de 48 des 58 occupants de l'appareil. Le lendemain, un avion d'Air Algérie reliant Ouagadougou à Alger et transportant 118 personnes, parmi lesquelles 51 Français, s'est écrasé au Mali dans une zone désertique sans aucun survivant. Cette année, le nombre de victimes de catastrophes aériennes a dépassé les 210 recensés en 2013, a observé Tony Tyler. "Mais même dans ces circonstances, monter dans un avion est toujours ce qu'il y a de plus sûr. Protéger nos clients qui voyagent à travers le monde contre d'éventuels préjudices est la principale mission de l'industrie aéronautique", a-t-il encore dit.

Remise à plat des règles de survol

Les compagnies aériennes européennes ont demandé jeudi 24 juillet un débat international sur les règles de survol des pays en conflit, après le crash d'un avion en Ukraine et la décision, prises par de nombreuses compagnies, de ne plus desservir l'aéroport de Tel-Aviv. L'Association européenne des compagnies aériennes (AEA), en lien avec l'Iata, a demandé que ce débat international soit de préférence organisé par l'Organisation de l'aviation civile internationale (ICAO).
L'association estime que pour la préparation de leurs plans de vol, "les compagnies aériennes devraient pouvoir s'appuyer sur une évaluation indépendante des risques, plutôt que sur des informations fournies par les seuls gouvernements et autorités de régulation aériennes". Selon le secrétaire général de l'AEA, Athar Husain Khan, "le crash du vol MH17 de la Malaysia Airlines, qui volait dans un espace aérien autorisé, suscite des questions sur la manière dont sont établies les évaluations de risques". La plupart des grandes compagnies internationales avaient annulé mardi 22 juillet leurs vols vers Israël à la suite de la chute d'une roquette dans une localité situé quelques kilomètres au nord des pistes. L'Agence européenne pour la sécurité aérienne (AESA) a émis une recommandation en ce sens mercredi 23 juillet, tandis que l'Agence fédérale de l'aviation américaine (FAA) a levé mercredi son interdiction prise la veille. Le survol ou non des zones de conflit par les avions de lignes ne fait pas l'objet d'une règlementation précise, des décisions ou recommandations peuvent être prises à différents niveaux. Chaque pays est maître de fermer tout ou partie de son espace aérien. Au niveau européen, les compagnies suivent Eurocontrol, gestionnaire de l'espace aérien, et l'Agence européenne de sécurité aérienne (AESA), et l'Organisation de l'aviation civile internationale à l'échelle mondiale. Le survol d'une région peut par ailleurs être interdit en dessous d'une certaine altitude, comme c'était le cas en Ukraine avant le crash du vol MH17.

AFP

Vendredi 25 Juillet 2014



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