La sécurité est la priorité de la SNCF et RFF



© SNCF
© SNCF
La sécurité sur le réseau est notre priorité, réaffirment SNCF et RFF, qui comptent pour cela s'appuyer sur le numérique et sur la transparence, à une semaine de leur mise en examen attendue pour l'accident de Brétigny. "Nous avons aujourd'hui à notre disposition de nouvelles technologies fondées sur le numérique, qui doivent permettre de changer profondément nos systèmes productifs. Nos méthodes en termes de maintenance du réseau sont largement les mêmes qu'au XIXe siècle", a souligné le patron du gestionnaire d'infrastructure Réseau ferré de France (RFF), Jacques Rapoport. Pour le président de la SNCF, Guillaume Pepy, "le digital doit être un levier de transformation". Les nouvelles technologies sont utilisées "pour déceler les incidents plus rapidement ou faire de la maintenance prédictive", ajoute le futur patron du digital, Yves Tyrode. La SNCF et RFF, qui seront réunis à partir de janvier dans un même groupe public, ont ainsi affiché leur bonne volonté, deux jours après que le secrétaire d'État aux Transports, Alain Vidalies, les a appelés à renforcer leurs initiatives en matière de maintenance, et une semaine avant leur probable mise en examen pour l'accident de Brétigny.
Il est utile de "se réinterroger sur l'ensemble du système de sécurité, les process, les outils", selon le directeur général de la sécurité et de la qualité de service ferroviaire, Alain Krakovitch. Dans son organigramme, le futur groupe SNCF, issu de la réforme ferroviaire, voit la création d'un nouveau poste d'inspecteur général de la sécurité, confié à l'inspecteur actuellement chargé de la sécurité de l'arme nucléaire française.

S'inspirer du nucléaire

Parmi les actions annoncées, ou celles dont le déploiement va se prolonger, la mise en place de tablettes numériques pour les agents de maintenance, l'arrivée de trains d'inspection pour compléter les tournées visuelles, ou encore le lancement d'une enquête de sécurité interne. Un dispositif permettant au grand public de signaler d'éventuelles anomalies centralisera, au 1er janvier, les nombreux signalements reçus. Il a déjà été mis en place pour les agents depuis le mois de juillet, et 1.280 signalements ont été traités. "Après Brétigny, nous avons reçu énormément de courriers de gens qui, depuis le quai, avait repéré quelque chose de bizarre. Il faut industrialiser" ce traitement, détaille Alain Krakovitch. Néanmoins, pour Éric Dhenin, secrétaire national de la CFDT-Cheminots, il s'agit d'une "opération de communication pour montrer que la SNCF engage des actions de sécurité". Philippe Guiter, délégué Sud, estime que "les gars de l'infra savent exactement où il y a des soucis mais ils n'ont ni les moyens financiers ni humains d'intervenir". Il précise qu'"à Brétigny, tout le monde savait qu'il y avait un problème sur l'éclisse". RFF a également annoncé l'envoi, en 2015-2016, de 100 cadres des services centraux régionaux pour renforcer l'encadrement, très sollicité par les nombreux travaux, tandis qu'un comité d'experts internationaux, parmi lesquels figure l'ancien président de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), doit rendre ses conclusions début 2015. Notre "décision de principe sur la sécurité est la transparence", a encore indiqué Guillaume Pepy, précisant que les documents seront mis en ligne et accessibles au public. "Nous sommes la première entreprise à avoir signé un partenariat avec (l'ONG) Transparency International, qui va émettre des avis, rendus publics, sur notre façon de faire de la transparence", a-t-il ajouté. La maintenance du système ferroviaire avait été sévèrement pointée du doigt par les experts et le Bureau d'enquête sur les accidents de transport terrestre (BEA-TT) après les accidents de Brétigny en juillet 2013, et de Denguin en juillet 2014. SNCF et RFF ont, depuis 2008, repris les investissements sur le réseau classique, délaissé pendant près de trente ans au profit du TGV. "Il n'y avait jamais eu dans l'histoire du chemin de fer en France un tel volume de travaux", a souligné Jacques Rapoport.

Julie Chabanas

Vendredi 12 Septembre 2014



Lu 115 fois



Dans la même rubrique :
< >

     

Entreprises | Infrastructures | Institutions | Transport maritime | Transport aérien | Transport routier | Transport fluvial | Transport ferroviaire | Transport multimodal | Transport express - Messagerie | Logistique - Supply Chain | Énergie | Matières premières - Négoce | Industrie | Services | International | Développement durable | Faits divers







Accès rapide






















 

Qu'est-ce que L'Antenne ?

Le site internet de L'Antenne est la première plateforme B2B française de services et d’actualité consacrée au secteur du transport et de la logistique. Quotidiennement nous traitons de l’actualité du fret maritime, aérien, routier, fluvial, ferroviaire et multimodal ainsi que de la logistique, de l'industrie, de l'énergie et des matières premières. Nous apportons aux professionnels des outils et services qui facilitent leur travail et aident à la prise de décisions. Chaque année, nous éditons des guides de référence dans le secteur : "Le Fret aérien pratique" et "Le Fret maritime pratique" en plus de notre guide pratique des Incoterms©. L'Antenne est aussi organisateur de salons sur les thématiques du transport multimodal de fret, de l’export et de la logistique.

Mentions ours

Design réalisé par Caroline BALDINI.

Plan du site

Syndication

© SMECI
L'Antenne est édité par Smeci (32, av. André Roussin, BP 36, 13321 Marseille Cedex 16)
RCS Marseille 447 889 395. ISSN : 0395-8582
CPPAP : 0313T79480
Dépôt légal : 10/04/2006
Gérant : Jacques Riccobono
Rédacteur en chef : Vincent Calabrèse