Le Concorde entre chez Aeroscopia



Le Concorde, premier avion de série  © Airbus/F. Lepissier
Le Concorde, premier avion de série © Airbus/F. Lepissier
Le Concorde est entré majestueusement vendredi 14 mars sous la nef du futur musée Aeroscopia de Blagnac, près de Toulouse, qui présentera avant fin 2014 les plus belles pièces de l'histoire de l'aviation civile et militaire. Le seul avion supersonique commercial de l'histoire est le premier des grands vaisseaux aériens à faire son entrée, avant même l'achèvement des travaux, à deux pas de l'usine où Airbus assemble l'avion géant A380. Tel un grand échassier blanc, il a été doucement tracté dans le hall en forme de fuselage de plus de 140 mètres de long, 70 de large et 23 de haut, en présence de plusieurs centaines d'amoureux des "ailes anciennes" et d'ingénieurs ou pilotes, acteurs anciens ou actuels de l'aventure aéronautique. "C'est une grande émotion", a confié Michel Retif qui fut mécanicien-navigant d'André Turcat, le pilote du premier vol de Concorde. "Cet appareil a été le premier avion de série, on y a fait toutes les démonstrations de performances et de maniabilité", se souvient Michel Retif, 91 ans. "On est heureux de le voir arriver au musée, on sait que beaucoup de visiteurs pourront le voir dans les meilleures conditions pour longtemps, même si l'éternité c'est un peu loin", ajoute-t-il dans un sourire. Le Concorde devrait être suivi cette semaine par un A300, premier modèle de l'avionneur européen né en 1972, puis par un Super Guppy, l'avion cargo qui transportait les tronçons d'Airbus d'une usine à l'autre, avant l'actuel Beluga, a indiqué Jacques Rocca, directeur d'Airbus Heritage, département créé en 2009 pour préserver ces symboles de l'histoire du groupe.
Ces géants "seront placés sur coussin d'air pour leurs derniers déplacements et ajustements au sein du hall", a ajouté Jacques Rocca. L'agencement du hall, construit par l'agence d'architectes Cardete et Huet, comme l'usine A380, permettra aux visiteurs de circuler par une passerelle de l'aile delta révolutionnaire du Concorde à celle de l'A300. Une vingtaine d'autres avions plus petits rejoindront les trois géants dans le hall. Plusieurs dizaines d'autres aéronefs stationneront sur une zone de présentation extérieure de 5.000 m2 à partir de cet automne, dont un second Concorde, aux couleurs d'Air France, qui fit le dernier vol en juin 2003 vers Toulouse. Une Caravelle et le premier exemplaire d'essai de l'avion de transport militaire A400 M seront là, de même que toutes sortes d'appareils apportés par les associations regroupées dans "Terre d'envol", et même des avions de chasse russes ou américains.

Une opération longue et difficile

Aeroscopia se veut le pendant en province du musée aéronautique du Bourget. Le financement de ce projet vieux de vingt ans n'a pu être bouclé qu'en 2009 et et la construction a été retardée de près de six mois par la faillite de l'entreprise qui devait poser son toit. Le chantier a été arrêté pendant des mois en 2013 mais une autre entreprise a pu reprendre la couverture et l'ouverture au public est prévue en octobre ou novembre. Le musée, qui comprendra aussi un bâtiment d'accueil avec un centre de documentation, un parcours pédagogique, voire un simulateur de vol, représente environ 15 millions d'euros d'investissements cofinancés par Airbus et les collectivités, principalement Blagnac et la communauté urbaine de Toulouse. En incluant la restauration par la ville d'une ferme voisine pour y installer un restaurant et des salles de réunions, l'investissement total est de l'ordre de 21,5 millions d'euros. Les promoteurs du projet, dont la gestion est confiée à Manatour, déjà organisateur des visites des usines Airbus, attendent 110.000 visiteurs la première année. "Le prix d'entrée pourrait être de l'ordre de 10 à 15 euros et on peut envisager des visites couplées à 20 euros avec l'usine A380", dit une responsable de Manatour, Laurence Calmels

Dominique Beaujoin

Lundi 17 Mars 2014



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