Le GPMM veut séduire les rhônalpins


Hervé Balladur, président de l’association Via Marseille Fos, accompagné d’une forte délégation de professionnels marseillais, est récemment venu à Lyon animer une rencontre destinée à séduire les rhônalpins et à leur faire (re)prendre le chemin du quatrième port européen.


© Franck André
© Franck André
"La réforme portuaire a été une période douloureuse. Aujourd’hui, le port fonctionne bien et il voit revenir les volumes et la confiance. Je crois que nous avons réussi une réforme assez exemplaire avec cette fusion de deux professions, la responsabilisation de la manutention, une productivité améliorée et un changement de mentalité", a relevé Jean-Claude Terrier, directeur général du Grand Port maritime de Marseille-Fos (GPMM), en guise de préambule.
"Marseille, porte de l’Europe par le sud", martèle Hervé Balladur. Ce dernier a choisi de prendre l’exemple de marchandises partant de Marseille-Fos et remontant le fleuve pour faire intervenir les opérateurs qui agissent lors des étapes qui se succèdent avant qu’elles n’arrivent à bon port, en l’occurrence, au port de Lyon, l’un des atouts majeurs de la capitale des Gaules. Ce sont vingt-deux professions qui interviennent pour gérer et acheminer les marchandises chaque jour aux quatre coins du monde.

"Marseille, porte de l’Europe par le sud"


Hervé Balladur a ainsi demandé à des acconiers, portiqueurs, dockers, douaniers, transporteurs, transitaires, opérateurs fluviaux et ferroviaires d’expliquer leur métier et leur façon de travailler. Les intervenants ont mis l’accent sur les équipements performants et les investissements prévus comme les 60 millions d’euros qui seront consacrés au terminal de transport combiné de Mourepiane. L’offre logistique globale dépasse les 3 millions de m2 dans un rayon de 30 km autour de la plate-forme multimodale euroméditerranéenne. À Fos, on compte treize portiques dont quatre super-panamax et, à 35mètres du sol, un portiqueur peut gérer vingt-cinq mouvements de conteneurs par heure. "Il n’y a pas d’attente et de navire en rade. Les navires ont une place à quai réservée et le travail de déchargement commence dès l’amarrage". À Marseille-Fos, 80 % des marchandises sont libérées entre zéro et deux jours, 17 % entre trois et sept jours. 99 % des envois passent sans contrôle physique. Trois conteneurs pour mille passent au scanner, contrôle non intrusif qui évite un dépotage. Et les contrôles documentaires, grâce à AP+ notamment, sont très rapides.
Le statut d’Opérateur économique agréé a fait l’objet de plusieurs réflexions car il semble moins avantageux que ce qui était prévu. "C’est une remarque qu’on a souvent", a reconnu le responsable des douanes. "Pour que l’OEA puisse prendre tout son effet, il faut que toute la chaîne soit vertueuse pour que les opérations de dédouanement puissent être lancées avant l’arrivée des navires à quai. On bute sur des problèmes techniques. Au-delà d’un certain nombre de contrôles, il y aura un quota", a-t-il indiqué.

Mutualisation des THC

Le problème des Terminal Handling Charges qui pénalisent le mode fluvial (la route le sera avec l’Écotaxe et, en 2014, le cabotage générera de nouvelles questions) a aussi été évoqué. Sous certaines conditions, le port serait prêt à accompagner la mutualisation des THC.
Marseille est bien le port naturel de Lyon et de son hinterland et les efforts entrepris ces derniers mois devraient, petit à petit, jouer en faveur du port sudiste. Si la confiance et la stabilité reviennent vraiment, constamment.

Annick Béroud

Lundi 3 Juin 2013



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