Le "Maersk Tigris" saisi par l'Iran autorisé à partir


Le navire "Maersk Tigris", du géant danois du transport maritime, battant pavillon des îles Marshall, qui avait été intercepté le 28 avril par l'Iran, est libre de quitter le pays, selon l'Organisation iranienne des ports.


Le "Maersk Tigris" a été intercepté le 28 avril par l'Iran
Le "Maersk Tigris" a été intercepté le 28 avril par l'Iran
Le cargo "Maersk Tigris" saisi par l'Iran est autorisé à partir, a indiqué jeudi 7 mai l'Organisation iranienne des ports. Le navire, un porte-conteneurs battant pavillon des îles Marshall, avait été intercepté le 28 avril dans les eaux du Golfe par des bâtiments de guerre en application d'une décision de justice favorable à une société privée iranienne. Sur son site, l'Organisation des ports a affirmé que des "consultations ont été menées avec la compagnie Maersk" qui a donné son "engagement pour appliquer la décision judiciaire". "Après avoir obtenu une autorisation judiciaire, le navire a été libéré le 7 mai", ajoute l'organisation.

"Les vingt-quatre membres d'équipage sont libres"

Mercredi 6 mai le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Marzieh Afkham, avait indiqué que les membres d'équipage du cargo étaient "libres". "Les vingt-quatre membres d'équipage de ce navire bénéficient d'une aide consulaire et de notre point de vue ils ne sont pas concernés par la saisie du navire", a déclaré Marzieh Afkham. Le groupe danois réclamait la libération de l'équipage, affirmant qu'il "n'était pas salarié de Maersk Line et que le navire n'appartenait pas à Maersk Line non plus". Le transporteur affirme que le navire saisi est exploité par Rickmers Shipmanagement et effectuait seulement une liaison commercialisée par Maersk Line. D'après la télévision d'État iranienne, les membres de l'équipage viennent de Bulgarie, dont le commandant, de Birmanie, de Roumanie et de Grande-Bretagne.

"Une affaire judiciaire et non une affaire politique ou militaire"


Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a également réitéré que la saisie était "une affaire judiciaire et non une affaire politique ou militaire". Maersk est poursuivi par l'entreprise iranienne Pars Talayieh Oil Product dans la cadre d'une litige portant sur dix conteneurs envoyés à Dubaï en janvier 2005. La société danoise aurait perdu un appel, le forçant à payer 3,6 millions de dollars (3,2 millions d'euros) de dommages et intérêts.
Le patron de la société Pars Talayieh Oil Product a déclaré mercredi 6 mai avoir obtenu une décision judiciaire pour vendre aux enchères les marchandises transportées par le navire mais que l'Organisation iranienne des ports avait empêché son application. "La chambre n° 31 du complexe judiciaire Shahid Madani a ordonné cet après-midi le déchargement du navire et la vente aux enchères du chargement au profit de notre société et du gouvernement", a déclaré Hamid Reza Jahanian. "Mais la société des ports a prétendu que le navire n'appartenait pas à Maersk ce qui a retardé l'application de la décision du déchargement", a affirmé Hamid Reza Jahanian.
En parallèle, les États-Unis ont mis fin mercredi 6 mai à la mission d'accompagnement des navires civils américains dans le détroit d'Ormuz, lancée la semaine dernière après l'arraisonnement du porte-conteneurs par les Iraniens, a indiqué le Pentagone. Cette mission "a pris fin" mardi 5 mai, selon le colonel Steven Warren, porte-parole du Pentagone, qui a ajouté que des navires militaires américains étaient toujours dans la zone pour des "opérations de sécurité maritime de routine". Il y a eu "plusieurs jours sans incidents", a-t-il précisé pour justifier la levée de la protection. Les États-Unis avaient annoncé le 30 avril l'accompagnement militaire de leurs navires civils, après l'arraisonnement par les Iraniens du "Maersk Tigris". Quelques jours avant, un autre incident avait impliqué un autre porte-conteneurs, le "Maersk Kensington", battant pavillon américain, suivi pendant une vingtaine de minutes par des patrouilleurs iraniens. Ces démonstrations de force navales interviennent sur fond de négociations sur le nucléaire iranien, et de conflit au Yémen, qui augmentent la tension dans la région.

AFP

Jeudi 7 Mai 2015



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