Le Salon du Bourget se met au vert


Le Salon aéronautique du Bourget s'est mis au vert jeudi 18 juin, avec une matinée placée sous le signe de la conférence COP 21 sur le climat tandis que les avionneurs dressaient le bilan de leurs ventes, a priori loin du record de la précédente édition.


Airbus a enregistré 124 commandes au Salon du Bourget © Verrier - Sunlight Image
Airbus a enregistré 124 commandes au Salon du Bourget © Verrier - Sunlight Image
Pour la quatrième journée du grand rendez-vous de l'industrie aéronautique qui s'est ouverte sous une fine pluie, les organisateurs ont souhaité mettre l'accent sur la grande conférence mondiale sur le climat organisée par la France en fin d'année, dont une partie se déroulera d'ailleurs au Bourget, près de Paris. Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, et sa collègue de l'Écologie, Ségolène Royal, étaient sur place dans la matinée pour mettre en valeur les différentes initiatives prises par le secteur aéronautique afin de lutter contre les émissions de gaz à effet de serre.

"La COP 21 vue du ciel"

À l'orée de cette journée baptisée "la COP 21 vue du ciel", le groupe Air-France-KLM, Aéroports de Paris (ADP) et le Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (Gifas) se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, à améliorer leur consommation d'énergie et à développer les biocarburants. Les principaux acteurs français du transport aérien ont paraphé un manifeste affirmant "leur volonté partagée de maintenir et de renforcer sur le long terme leur implication dans la lutte contre le dérèglement climatique".
En matière d'émissions de dioxyde de carbone (CO2), ADP vise une diminution de 50 % en 2020 par rapport à 2009 et Air France-KLM de 20 % par rapport à 2011. Le Gifas se fixe pour sa part un objectif de 50 % d'émissions de CO2 en moins sur les nouveaux avions par rapport à 2000, puis de 75 % en 2050, qui correspond au "plan de vol 2050" publié dès 2011 par le Conseil consultatif pour la recherche aéronautique en Europe (Acare).

Ouverture au public vendredi

Cet organisme associant les industriels et la Commission européenne met la barre plus haut que l'association internationale du transport aérien (Iata), qui table sur une diminution de 50 % des rejets de CO2 en 2050 par rapport à 2005. Le transport aérien dit représenter aujourd'hui 2 % des émissions de gaz à effet de serre. Un défi alors que le trafic aérien devrait plus que doubler en vingt ans, passant de 3,3 milliards de passagers en 2014 à 7,3 milliards en 2034, selon l'Iata.
Les constructeurs aéronautiques planchent sur des solutions plus "vertes", comme des moteurs électriques pour le roulage au sol ou les biocarburants, et vantent de nouveaux modèles à venir remotorisés et plus économes, comme le B737 Max et l'A320 Neo. Ces deux biréacteurs moyen-courrier monocouloir ont sans surprise constitué le gros des commandes des deux rivaux européen et américain, mis en avant depuis le début de la semaine au Bourget.
L'avionneur européen a d'ailleurs annoncé jeudi 18 juin un protocole d'accord avec la compagnie low-cost Wizz Air, portant sur l'acquisition de 110 moyen-courriers A321 Neo, au prix catalogue de 13,68 milliards de dollars. Au match symbolique des commandes fermes annoncées durant le salon, Boeing (16,7 milliards de dollars) surclassait toutefois Airbus (16,3 milliards) en fin de matinée. Ces chiffres sont en net repli par rapport à la précédente édition : il y a deux ans, Airbus avait enregistré pour 39,3 milliards de dollars de commandes fermes, contre 38 milliards pour Boeing. Un constat à nuancer puisque les carnets de commande des deux rivaux sont quasiment pleins jusqu'à la fin de la décennie et les avionneurs prévoient que le marché des avions neufs dépassera largement les 30.000 unités dans les vingt prochaines années.
Après Airbus, Boeing annonce un bilan de 145 commandes fermes pour 18,6 milliards de dollars, à l'issue des quatre journées réservées aux professionnels. Les organisateurs tablaient au début du salon sur 315.000 visiteurs au total dont 140.000 professionnels. La biennale ouvrira vendredi ses portes au grand public pour trois jours, avec des dizaines d'appareils à découvrir au sol et des démonstrations quotidiennes de vol, notamment du Rafale de Dassault, de l'A400M ou du B787 "Dreamliner".

Tangi Quemener et Gabriel Bourovitch

Jeudi 18 Juin 2015



Lu 60 fois



Dans la même rubrique :
< >

Jeudi 1 Décembre 2016 - 14:36 Bombardier livre son premier CS300 à Air Baltic €


     

Entreprises | Infrastructures | Institutions | Transport maritime | Transport aérien | Transport routier | Transport fluvial | Transport ferroviaire | Transport multimodal | Transport express - Messagerie | Logistique - Supply Chain | Énergie | Matières premières - Négoce | Industrie | Services | International | Développement durable | Faits divers







Accès rapide






















 

Qu'est-ce que L'Antenne ?

Le site internet de L'Antenne est la première plateforme B2B française de services et d’actualité consacrée au secteur du transport et de la logistique. Quotidiennement nous traitons de l’actualité du fret maritime, aérien, routier, fluvial, ferroviaire et multimodal ainsi que de la logistique, de l'industrie, de l'énergie et des matières premières. Nous apportons aux professionnels des outils et services qui facilitent leur travail et aident à la prise de décisions. Chaque année, nous éditons des guides de référence dans le secteur : "Le Fret aérien pratique" et "Le Fret maritime pratique" en plus de notre guide pratique des Incoterms©. L'Antenne est aussi organisateur de salons sur les thématiques du transport multimodal de fret, de l’export et de la logistique.

Mentions ours

Design réalisé par Caroline BALDINI.

Plan du site

Syndication

© SMECI
L'Antenne est édité par Smeci (32, av. André Roussin, BP 36, 13321 Marseille Cedex 16)
RCS Marseille 447 889 395. ISSN : 0395-8582
CPPAP : 0313T79480
Dépôt légal : 10/04/2006
Gérant : Jacques Riccobono
Rédacteur en chef : Vincent Calabrèse