Le comité d'entreprise de la SCNM rejette les nouvelles offres


Les élus du comité d'entreprise de la SNCM rejettent les trois offres de reprise de la compagnie maritime que doit étudier mercredi 27 mai le tribunal de commerce de Marseille.


La période d'observation de la SNCM a été prolongée de six mois © Franck André
La période d'observation de la SNCM a été prolongée de six mois © Franck André
Les élus du comité d'entreprise de la SNCM ont rejeté mardi 26 mai les nouvelles offres de reprise. "Unanimité des syndicats au CE pour un rejet des offres de reprise et du plan social. Un autre avenir est possible sans tout casser", a déclaré Jean-François Simmarano, secrétaire général CGT sédentaires SNCM. "On a bien entendu les administrateurs judiciaires décrire une situation catastrophique, être très sévères sur la situation", a déclaré Pierre Maupoint de Vandeul, élu CFE-CGC. "Aujourd'hui, il manque des pièces très importantes dans les offres, qui sont encore extrêmement conditionnées et peu crédibles", a-t-il renchéri : "On se demande comment le tribunal pourrait se positionner demain".
Au cours de leur réunion, les représentants du personnel ont étudié les offres des trois candidats à la reprise de la compagnie : le groupe corse Rocca, l'ex-président du port de Marseille Christian Garin et la société Baja Ferries. Le 11 mai, le tribunal de commerce de Marseille avait donné dix jours aux trois candidats pour présenter des offres améliorées et avait prolongé la période d'observation de six mois, jusqu'au 28 novembre. Depuis, les trois repreneurs potentiels ont revu leur copie, et monté de nouveaux dossiers, déposés dans les temps auprès des administrateurs judiciaires.
"Ce nouveau délai a permis des avancées importantes, quand bien même la situation est loin d'être satisfaisante", ont écrit ces derniers dans leur rapport rédigé en perspective de l'audience de mercredi 27 mai. "En ce qui concerne le PSE, un accord a été trouvé avec les actionnaires permettant avec 85 millions d'euros, de couvrir l'intégralité du coût estimé du plan social résultant de l'adoption éventuelle par le tribunal de l'offre la moins disante socialement", ont-ils souligné.
En outre, ont-ils aussi rappelé, plus aucune offre n'est soumise à une condition suspensive de transfert ou non de la délégation de service public de continuité territoriale entre la Corse et le continent. "L'aléa européen apparaît résolu aux yeux des candidats", ont résumé les administrateurs judiciaires : la délégation de service public (DSP) ne sera pas directement transférée au repreneur, mais ce dernier échappera également au remboursement des quelque 440 millions d'euros d'aides jugées indûment perçues par Bruxelles.
Concernant les offres elles-mêmes, les administrateurs ont toutefois aussi pointé qu'elles dépendaient encore "de certains éléments non connus", et notamment de l’éventuel transfert, via une sous-délégation de La Méridionale, autre contractant de la DSP, d'une partie de ce contrat, annulé à compter d'octobre 2016 par une décision du tribunal administratif de Bastia faisant suite à une plainte d'un concurrent, Corsica Ferries.
Elles prévoient la reprise de 537 à 800 personnes pour Baja Ferries, en fonction justement de l'obtention de cette sous-délégation ou pas, de 780 salariés pour le groupe Rocca, et de 900 pour Christian Garin - mais les conditions de financement de cette dernière offre, via la vente avec une option de rachat de deux navires, semblent "inacceptables" aux administrateurs.

AFP

Mercredi 27 Mai 2015



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