Le détroit d'Ormuz fermé en cas de nouvelles sanctions


Le détroit d'Ormuz sera fermé au transit de pétrole en cas de sanctions contre les exportations pétrolières iraniennes, a prévenu un haut responsable iranien.


© PORT OF BANDAR SHAHEED REJAEE
© PORT OF BANDAR SHAHEED REJAEE
"Si on devait adopter des sanctions contre les exportations de pétrole iranien, aucune goutte de pétrole ne transitera par le détroit d'Ormuz", a prévenu mardi 27 décembre le premier vice-président iranien, Mohammad Reza Rahimi. "Nous n'avons aucune envie d'hostilités ou de violence, mais les ennemis renonceront à leurs complots seulement le jour où nous les remettrons à leur place", a-t-il ajouté.

Dix jours de manœuvres

Les États-Unis et certains pays européens envisagent des sanctions contre les exportations pétrolières de l'Iran à cause de son programme nucléaire controversé. Cette déclaration intervient alors que la marine iranienne a entamé samedi 24 décembre dix jours de manœuvres militaires navales autour du détroit d'Ormuz. Les forces navales ont été déployées à l'est du détroit, dans la mer d'Oman et dans le golfe d'Aden, ainsi que dans l'océan Indien. Selon le porte-parole des manœuvres, des opérations de lancement de mines anti-navires et anti-sous-marins ont été menées le 27 décembre. Ces manœuvres ne prévoient cependant pas la fermeture du détroit avait rassuré le 22 décembre l'amiral Habibollah Sayyari, commandant de la marine, tout en réaffirmant que les forces iraniennes contrôlaient le détroit et pourraient le fermer si elles en recevaient l'ordre.

"Fermer le détroit est facile mais pas nécessaire pour l'instant"



"Tout le monde sait combien le détroit est important et stratégique et il est complètement sous le contrôle de la République islamique d'Iran", a encore déclaré le 28 décembre M. Sayyari. "Fermer le détroit est très facile pour les forces armées iraniennes, c'est comme boire un verre d'eau, comme on dit en persan", a-t-il toutefois ajouté. "Mais aujourd'hui, nous n'avons pas besoin de le fermer car nous contrôlons la mer d'Oman et nous pouvons contrôler le transit" maritime et pétrolier, a-t-il précisé. "Nous cherchons à établir la sécurité et la stabilité dans la région. Avec ces manœuvres, les pays de la région réalisent qu'avec nos capacités militaires, le transit peut continuer" à travers le détroit, a-t-il poursuivi.

Un poste d'observation

Le détroit d'Ormuz relie le Golfe bordé de riches États pétroliers comme l'Arabie saoudite et le Koweït, à la mer d'Oman, et constitue un étroit passage stratégique pour le trafic de brut. Ce détroit joue un rôle vital dans le trafic pétrolier. Entre un tiers et 40 % du trafic maritime de pétrole, soit environ 20 % du trafic tous modes confondus, transite par ce couloir vulnérable en raison de sa faible largeur, 50 km, et de sa profondeur, qui n'excède pas 60 m. Le détroit est parsemé d'îles désertiques ou peu habitées, mais d'une grande importance stratégique : les îles iraniennes d'Ormuz, et celles de Qeshm et de Larak, face à la rive iranienne de Bandar Abbas. La rive omanaise, la péninsule du Musandam, forme un index qui pointe vers l'Iran, séparé du reste du sultanat par des terres appartenant aux Émirats arabes unis. Adossées à la côte des Émirats, les trois "îles stratégiques" du Golfe, la Grande Tomb, la Petite Tomb et Abou Moussa, constituent un poste d'observation sur toutes les côtes des pays du Golfe : Émirats arabes unis, Qatar, Bahreïn, Arabie saoudite, Koweït, Irak et Iran. Depuis 1971, les Iraniens occupent ces trois îles qui avaient été attribuées par les Britanniques aux Émirats. Elles font l'objet d'un litige entre les deux pays. Les Gardiens de la révolution, l'armée idéologique du régime iranien, contrôlent les opérations navales dans le Golfe et le détroit d'Ormuz et pourraient bloquer en cas de guerre l'accès à ces régions riches en pétrole, selon un rapport des renseignements américains publié fin 2009.

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Mercredi 28 Décembre 2011





     

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