Le nouveau propriétaire du port de Nice doit relever les défis


La métropole Nice-Côte d’Azur, propriétaire du port depuis janvier, doit adapter ses installations aux multiples trafics dans un environnement urbain sensible car historique.


L'année 2017 aura été pour le port de commerce de Nice, géré par la CCI Nice-Côte d’Azur (concession jusqu’en 2038), celle du changement de propriétaire. Le département qui l’avait hérité de l’État l’a transmis en janvier à la Métropole. Jean-Pierre Savarino, président de la CCI Nice-Côte d’Azur, rappelle que le port de commerce, inséré dans un quartier historique, doit gérer de multiples activités (plaisance, commerce, trafic Corse et croisière) et donc faire face à plusieurs enjeux de développement parfois contradictoires dans un espace contraint en ville.
Outil essentiel à l’attractivité touristique le port est aussi une porte d’entrée logistique et d’exportation, par exemple, de ciment. Il est en pleine mutation. Dès 2018, l’un de ses quais sera en chantier pour l’aménagement de la station finale de la ligne 2 du tramway qui le reliera directement à l’aéroport à 11 km.
Du fait de ces multiples activités et contraintes urbaines, le port doit également intégrer la donnée environnement. La CCI a mis en place en 2017 un dispositif de monitoring environnemental dont les données sont désormais rendues publiques.
Le trafic se maintient. Selon Michel Lallement, directeur d’exploitation du port de Nice, l’activité ferry vers la Corse et la Sardaigne (Corsica Ferries et Moby Line) à fin septembre montre une baisse (7 %) avec 676.000 passagers mais avec un nombre d’escales en progression. Cela s’explique en partie par l’accident survenu sur le "Pascal Lota" début juillet à Bastia, qui représente un déficit de près de 50.000 passagers. Toutefois la ligne vers Porto-Vecchio-Sardaigne lancée en 2016 a attiré 74.000 passagers.
L’activité fret, toujours à fin septembre, s’élève à 339.817 tonnes, soit plus 4 %, mais avec une baisse des contrats signés à l’export pour le ciment. Une grande partie du résultat favorable est due au trafic des déblais du tunnel du tramway vers Fos. Activité qui a pris fin en octobre.

"La CCI Nice-Côte d’Azur veut capitaliser son expertise portuaire"


La croisière connaît une embellie avec 93 escales au port de Nice pour 37.380 croisiéristes, soit une hausse de 26 %, que complète le trafic en rade de Villefranche pour les grosses unités, qui ne peuvent accéder aux quais du port de Nice, soit 98 escales pour 278.869 croisiéristes (+ 96 %). À noter une bonne activité des navettes côtières (34.220 passagers, + 18 %).
Le plan de développement du port envisage des travaux de rectification du quai Infernet qui permettrait de recevoir des navires plus grands, plus modernes et donc moins polluants. La CCI espère que la Métropole soutiendra ce projet qui éloignera le trafic des zones urbaines. C’est une demande des professionnels, comme la société Mathez Freight Forwarding, transitaire à Nice pour les mises à bord de navires de commerce et dédouanements divers, et consignataires de navires de croisière et de cargos (ciments sur la Corse, déblais du tram, expéditions ou réception de yachts, etc.) et également agent de la compagnie Moby Line pour les escales de la ligne Nice-Bastia.

Antibes, port du troisième millénaire

Si la CCI est le gestionnaire historique du port de commerce de Nice-Villefranche-sur-Mer, elle a obtenu dans le passé d’autres concessions comme le vieux port de Cannes, mais aussi celui de Golfe-Juan. Il y a un an la CCI, membre du consortium Artemis qui intègre la Caisse d'épargne Côte d'Azur et la Caisse des dépôts, décrochait la gestion du port Vauban à Antibes. Le consortium envisage d’investir 135 millions d'euros pour en faire le port du troisième millénaire avec tous les aménagements nécessaires. La CCI est également dans le groupement associant notamment la principauté de Monaco, candidate à l’appel d’offres concernant la gestion et l’extension du port de Beaulieu-sur-Mer. En revanche, elle a perdu l’exploitation du petit port de La Darse à Villefranche, propriété du département. Ce dernier a souhaité le reprendre en régie.

Michel BOVAS

Mardi 31 Octobre 2017



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