Le pavillon français a perdu cinq navires en six mois


Au 1er juillet 2012, la flotte de commerce sous pavillon français comptait 206 navires de plus de 100 UMS dédiés aux transports. Toutes activités et tonnages confondus, cette flotte rassemble plus de 5.400 unités. Au premier semestre de l'année, ces navires français dédiés au transport (*) totalisent près de 6,2 millions d’unités de jauge brute et leur capacité d’emport s'élève à près de 7,8 millions de tonnes de port en lourd.


© Sea Tankers
© Sea Tankers
Au cours des six premiers mois de l'année, la flotte française de transport a bénéficié de huit entrées. Dans le même temps, treize navires ont quitté le pavillon national. Réparti selon les registres d’immatriculation, cet effectif de plus de 100 unités de jauge brute comprend 91 navires inscrits au Registre international français (Rif), 75 navires au registre métropolitain et 40 navires aux registres d’Outre-Mer, dont 27 en Polynésie française.
L’âge moyen de la flotte française est passé à 8 ans au 1er juillet dernier, contre 7,9 ans au 1er janvier de l'année. Selon le rapport de la Mission de la flotte de commerce de la direction des Affaires maritimes, la flotte française s’avère ainsi de 8,4 ans plus jeune que la flotte mondiale (16,4 ans). Pondérés par classes d’âge, les navires de plus de 100 UMS de jauge brute de plus de 20 ans représentent 17,4 % des navires de la flotte française en nombre d’unités et seulement 3,4 % en jauge brute, tandis que ceux de moins de cinq ans représentent 22,7 % en nombre et 32,9 % en jauge brute.

Le secteur des hydrocarbures morose

L'essentiel des mouvements de ce semestre affecte la flotte pétrolière, reconnaît le document. En effet, six entrées ont été comptabilisées contre dix sorties, ce qui porte la flotte affectée au transport d'hydrocarbures à 44 unités. La catégorie affiche des indicateurs en baisse. Le rapport mentionne une perte de 8,3 % en nombre, une diminution de 8,6 % en jauge et de 7,6 % en port en lourd. Ses auteurs estiment que les gaziers sont particulièrement touchés. Cette catégorie perd un quart de son effectif et de sa capacité d’emport.
La flotte non pétrolière comprend 86 unités. Une entrée a été enregistrée ce semestre contre deux sorties. Dans le détail, on apprend qu'un roulier est entré, un autre est sorti ainsi qu'un porte-conteneurs. Cette catégorie de navires de commerce a achevé les six premiers mois de l'année sur une baisse de 1,15 % en effectif mais reste stable en jauge brute et en capacité d’emport par rapport au 1er janvier de l'année.

"Il est difficile de pronostiquer un retour à une meilleure fortune"


De son côté, la flotte passagers a enregistré une entrée pour deux sorties. Elle s'élève donc à 76 navires. "Les indicateurs, par rapport au 1er janvier 2012, affichent néanmoins une progression de 3,08 % en jauge brute et + 4,66 % en capacité d’emport", commente le rapport de la Mission de la flotte de commerce.
Selon Régine Brehier, directrice des Affaires maritimes, "les premiers mois (de l'année) ont vu l'entrée récession de plusieurs pays en Europe et une croissance atone s'installer dans la plupart des économies avancées (…). Sur les quatre premiers mois (…), les trafics conteneurs entre l'Asie et l'Europe ont baissé de 3 % par rapport à l'année. Les tendances baissières observées au cours de ces premiers mois devraient se confirmer sur l'ensemble de l'année".
Et de juger que le ralentissement des économies avancées affecte à son tour les secteurs du shipping, tel le vrac sec ou le vrac liquide, "où les taux de fret se trouvent toujours à des niveaux très faibles".
Dans le document semestriel, la directrice des Affaires maritimes se dit convaincue que "le fonctionnement cyclique habituel des marchés du transport maritime semble aujourd'hui profondément perturbé". Il est donc difficile, selon Mme Brehier, de "pronostiquer un retour à une meilleure fortune".

* Avitailleurs, plates-formes, navires de recherche, exploration, câbliers, remorqueurs, vedettes diverses et autres navires de transport présents sur le secteur de la navigation côtière.

Vincent Calabrèse

Lundi 3 Septembre 2012



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