Le port de Dunkerque s'engage pour la qualité des eaux


Le port de Dunkerque s'est engagé avec l'Agence de l’eau locale dans un plan de protection des milieux naturels aquatiques moyennant un investissement de 6 millions d'euros.


Olivier Thibault, directeur général de l’Agence de l’eau Artois Picardie, et Stéphane Raison, président du Directoire du GPMD © Dunkerque-Port
Olivier Thibault, directeur général de l’Agence de l’eau Artois Picardie, et Stéphane Raison, président du Directoire du GPMD © Dunkerque-Port
Le Grand Port maritime de Dunkerque a signé programme pluriannuel d’actions avec l’Agence de l’eau Artois Picardie. Ce document, qui couvre la période 2014-2016, prévoit un investissement de plus de 6 millions d’euros en faveur de la réduction des pollutions et de la gestion des milieux naturels aquatiques. La participation financière de l’agence de l’eau dépassera 1,8 million d’euros.
L'idée est d'assurer une gestion concertée de la zone côtière où cohabitent diverses activités : transport de fret, industrie, transport de voyageurs, pêche, plaisance et baignade. D'autant pus que le port est imbriqué dans la ville et que ses bassins "constituent l’exutoire des eaux drainés par les bassins versants continentaux". Une variété de causes a donc une variété de conséquences sur la qualité des eaux.
Ce programme d’actions est articulé autour de quatre axes principaux : la mise en conformité de l’assainissement (eaux usées et eaux pluviales), la maîtrise des rejets issus des ouvrages de réparation navale et de carénage, le diagnostic des pratiques liées à l’utilisation des produits phytosanitaires sur le domaine portuaire et la restauration et gestion des milieux aquatiques.

"Une zone côtière où cohabitent diverses activités"


Concernant le premier volet, le port compte poursuivre le travail de réhabilitation du système d'assainissement de 92 bâtiments pouvant affecter les plages de Dunkerque entamé en 2012. Pour les eaux pluviales, l'établissement compte sur deux techniques pour diminuer leur impact : le traitement classique par décantation et celui des "noues portuaires", qui retient l'eau et l'empêche de s'évacuer en mer. Le GPMD estime à 35 % la réduction des volumes d’eau ainsi rejetés dans ses bassins. Ce projet, qui sera le plus coûteux du programme (4,4 millions d'euros), "contribuera fortement à l’amélioration de la qualité des eaux" dans le port et sur le littoral dunkerquois, ainsi que celle des sédiments des bassins du portuaires.
Le Grand Port maritime de Dunkerque projette d'utiliser le procédé des noues également pour réguler les eaux pluviales du secteur réparation navale.

Changer les pratiques de la réparation

Pour cette activité, qui constitue un chapitre à part entière du programme, le port s'est engagé à réaliser une étude sur la qualité des eaux de transition et des sédiments. D'après l'établissement, les sédiments du port Est sont les plus pollués du fait de la proximité de l'activité de réparation. Le GPMD escompte éliminer la "pollution historique" et parvenir à "un bon état chimique et écologique des eaux portuaires". Pour cela, il envisage d'améliorer les pratiques de l’entreprise exploitante et éventuellement de mettre en conformité les ouvrages portuaires, qui sont de son ressort.
Sur son troisième axe, le Grand Port maritime de Dunkerque annonce la réalisation d'un diagnostic d’utilisation des produits phytosanitaires sur son territoire (plus particulièrement sur les espaces verts et les voiries), sur les espaces gérés par la Communauté urbaine de Dunkerque et sur ceux compris dans les périmètres des exploitants industriels et agricoles locataires. Ce diagnostic doit permettre la réduction de l'emploi de produits phytosanitaires et l’élaboration d'un guide des bonnes pratiques destiné aux différents opérateurs du domaine portuaire.
Enfin, le GPMD souhaite réaliser une grande étude des sols pour inventorier les zones humides de son territoire, lui qui est situé entièrement dans une zone de polders (Wateringues du delta du fleuve Aa). L'enjeu pour l'établissement est d'assurer l'équilibre hydraulique et piscicole des nombreux watergangs (fossés de drainage) dont il assure l'entretien.
Le port espère ainsi se conformer au Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux 2016-2021, récemment approuvé par le Comité de bassin Artois Picardie, qui fixe les objectifs d'état écologique et chimique pour 2027.

Franck André

Jeudi 24 Décembre 2015



Lu 708 fois



Dans la même rubrique :
< >

     

Entreprises | Infrastructures | Institutions | Transport maritime | Transport aérien | Transport routier | Transport fluvial | Transport ferroviaire | Transport multimodal | Transport express - Messagerie | Logistique - Supply Chain | Énergie | Matières premières - Négoce | Industrie | Services | International | Développement durable | Faits divers







Accès rapide






















 

Qu'est-ce que L'Antenne ?

Le site internet de L'Antenne est la première plateforme B2B française de services et d’actualité consacrée au secteur du transport et de la logistique. Quotidiennement nous traitons de l’actualité du fret maritime, aérien, routier, fluvial, ferroviaire et multimodal ainsi que de la logistique, de l'industrie, de l'énergie et des matières premières. Nous apportons aux professionnels des outils et services qui facilitent leur travail et aident à la prise de décisions. Chaque année, nous éditons des guides de référence dans le secteur : "Le Fret aérien pratique" et "Le Fret maritime pratique" en plus de notre guide pratique des Incoterms©. L'Antenne est aussi organisateur de salons sur les thématiques du transport multimodal de fret, de l’export et de la logistique.

Mentions ours

Design réalisé par Caroline BALDINI.

Plan du site

Syndication

© SMECI
L'Antenne est édité par Smeci (32, av. André Roussin, BP 36, 13321 Marseille Cedex 16)
RCS Marseille 447 889 395. ISSN : 0395-8582
CPPAP : 0313T79480
Dépôt légal : 10/04/2006
Gérant : Jacques Riccobono
Rédacteur en chef : Vincent Calabrèse