Le syndicat des marins veut poursuivre Eurotunnel et DFDS


Le syndicat des marins de MyFerryLink devrait attaquer Eurotunnel et DFDS pour ne pas avoir tenu son engagement de reclasser 402 salariés de l'ex-compagnie maritime.


Eurotunnel et DFDS sont censés reprendre  402 des 487 employés de l'ex-Scop Sea France © MyFerryLink
Eurotunnel et DFDS sont censés reprendre 402 des 487 employés de l'ex-Scop Sea France © MyFerryLink
Le Syndicat maritime nord (SMN) envisage d'assigner en justice Eurotunnel et le groupe danois DFDS, qu'il accuse de non respect de leurs engagements dans le dossier MyFerryLink, a indiqué lundi Éric Vercoutre, secrétaire général du SMN, à l'issue d'une réunion au ministère des Transports.
"Les accords du protocole n'ont pas du tout été respectés par Eurotunnel et DFDS", a déclaré le syndicaliste, affirmant que "plus de 350 (salariés) n'ont pas encore trouvé d'emploi", alors que le texte signé fin août prévoyait la reprise de 402 des 487 employés de l'ex-Scop Sea France, qui exploitait les navires de la compagnie MyFerryLink. Eurotunnel "comme d'habitude ment sur toute la ligne" et DFDS "a jonglé avec les chiffres", a-t-il accusé, ajoutant que "les marins de la Scop (sont) les dindons de la farce".

L’État ne soutient pas la démarche

Selon le syndicat, DFDS n'a repris que 74 marins sur 202 prévus, tandis qu'Eurotunnel n'a pas recruté les 50 vigiles promis à Calais et, surtout, a annoncé la mise en vente de son dernier navire mi-décembre, hypothéquant la reprise de 130 autres marins et ravivant le conflit social.
"On ne va pas en rester là", a prévenu Éric Vercoutre, précisant que le SMN "envisage d'aller en justice et de récupérer le navire par tous les moyens possibles et imaginables".  Me Philippe Brun, avocat du syndicat, est plus catégorique : "Nous allons être obligés d'aller devant le tribunal de grande instance de Paris pour faire respecter cet accord", a insisté.
Le gouvernement ayant signé le protocole d'accord fin août, "nous avons demandé que l’État soit à nos côtés pour (le) faire respecter. La réponse de l’État libéral c'est: "je constate que l'accord n'est pas respecté mais je n'irai pas au tribunal avec vous"", a-t-il poursuivi.

AFP

Mardi 19 Janvier 2016



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