Le trafic commercial reprend au Centrafrique


Ciment, billes de bois, nourriture : entre le Cameroun et la Centrafrique, le trafic commercial a repris, escorté par l'armée française, même si les chauffeurs camerounais redoutent toujours les violences qui déchirent des régions entières sur le chemin de Bangui.


Le poste-frontière de Garoua-Boulaï, au Cameroun
Le poste-frontière de Garoua-Boulaï, au Cameroun
Au Centrafrique, malgré la peur, le trafic commercial reprend sur la principale route vers le Cameroun. Après trois jours de voyage en Centrafrique, un convoi de 40 véhicules est arrivé en fin de semaine au poste-frontière de Garoua-Boulaï, ville camerounaise à 500 km de Yaoundé, stratégiquement située sur l'axe reliant Bangui au Cameroun. La plupart des chauffeurs affichent une mine fatiguée, les yeux cernés, et s'empressent de continuer leur route en direction de l'intérieur du Cameroun, après la fouille systématique et minutieuse effectuée par des policiers et militaires sur le qui-vive. La route reliant Bangui au Cameroun est essentielle pour approvisionner la capitale centrafricaine où l'économie est à plat depuis un an. Environ 600 camions transitaient chaque semaine sur cet axe de 800 km, avant la crise qui a précipité le pays dans l'anarchie et les violences interconfessionnelles entre chrétiens et musulmans. Mais le trafic est fortement perturbé depuis par les groupes armés qui sévissent dans la région, les pillards et les coupeurs de route. Depuis une dizaine de jours, les soldats français sont parvenus à rétablir "40 à 50 %" du volume d'avant la crise, avec trois voyages sécurisés par semaine entre Garoua-Boulaï et Bangui, selon l'état-major de l'armée française. "Si le fret alimentaire n'arrive pas à Bangui, nous irons à coup sûr vers une crise supplémentaire", la détérioration de la situation humanitaire s'ajoutant à la crise sécuritaire, a affirmé jeudi 13 mars le colonel Gilles Jaron, porte-parole de l'état-major français. L'enjeu est crucial avant le début de la saison des pluies mi-avril, qui rendra les conditions de circulation encore plus difficiles. Mais parmi les chauffeurs qui ont osé tenter le voyage ces derniers jours, beaucoup hésitent à y retourner, apeurés par les rumeurs de nouvelles attaques entre groupes armés.

Reinnier Kaze

Lundi 17 Mars 2014



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