Le trafic d'ADP en hausse de 4,1 % en septembre


Aéroports de Paris (ADP) a annoncé lundi 12 octobre un trafic en augmentation de 4,1 %, hors impact de la grève des pilotes en 2014, et a révisé à la hausse son hypothèse de croissance à Paris pour 2015 de 2,6 à 3 %.


© ADP
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Avec "8,6 millions de passagers accueillis, dont 5,9 millions à Paris-Charles-de-Gaulle (+ 21,1 %) et 2,7 millions à Paris-Orly (+ 13 %), le trafic d'ADP est en hausse de 18,5 % par rapport à 2014 qui avait été fortement impacté (- 10,4 %)" par la grève des pilotes d'Air France, a souligné ADP. Hors impact de la grève, la croissance sur le mois de septembre "est estimée à environ 4,1 %", selon la même source. Le trafic international (hors Europe et en données non corrigées avec la grève) est en progression en septembre (+ 18,4 %) avec une croissance soutenues sur l'Amérique latine (+ 39,5 %), l'Amérique du Nord (+ 27,3 %), l'Asie-Pacifique (+ 19,2 %) et le Moyen-Orient (+ 16 %) notamment, selon ADP. Le trafic France est également en croissance de 31,9 %. Le nombre de passagers en correspondance a augmenté de 57,1 %. ADP souligne que, depuis le début de l'année, le trafic de ses deux aéroports "s'inscrit en hausse de 3,9 % avec un total de 73,2 millions de passagers". Cette évolution positive conduit le groupe "à revoir à la hausse son hypothèse de croissance" du trafic par rapport à 2014. "Cette dernière, qui était de 2,6 % précédemment, devient supérieure ou égale à 3 %", précise ADP. "L'estimation de la croissance moyenne annuelle du trafic sur la période 2011-2015 devient par conséquent 2,8 %, contre 2,7 % précédemment", selon la même source.

"3 milliards d'euros dans les installations aéroportuaires"


Par ailleurs, ADP va investir 3 milliards d'euros, dans le cadre de son plan stratégique 2016-2020, dans ses activités régulées par l'État, tablant sur une croissance moyenne annuelle du trafic d'Orly et Roissy de 2,5 %, a annoncé lundi 12 octobre le groupe. Sur la période 2016-2020, ADP "mettra en place un programme d'investissements du périmètre régulé de 3,01 milliards d'euros, sur les 4,61 milliards d'euros prévus pour l'ensemble de la maison mère (hors investissements financiers et filiales)", a annoncé ADP. Dans cette période, ADP veut mettre l'accent sur "l'optimisation, la maintenance et la mise en conformité des installations ainsi que sur la robustesse opérationnelle, dans un contexte de modération tarifaire".
Ces projections s'appuient sur le Contrat de régulation économique (CRE) signé avec l'État cet été, qui définit le niveau des investissements et celui des redevances aéroportuaires qui doivent être versées par les compagnies aériennes utilisant les infrastructures des aéroports gérés par ADP - Paris-Charles-de-Gaulle et Orly. Face aux compagnies aériennes qui réclamaient une baisse de tarifs sur la période 2016-2020, le gouvernement a finalement tranché pour un gel la première année, puis une hausse plafonnée à 1,25 % par an à partir de 2017, le tout hors inflation. "Pour 2020, nous avons pour objectif d'obtenir la juste rémunération des capitaux investis du périmètre régulé, à 5,4 %", a indiqué le PDG d'ADP, Augustin de Romanet. Concernant les activités non régulées, le chiffre d'affaires par passager de l'activité boutiques côté pistes devrait "atteindre 23 euros en année pleine après la livraison des principales infrastructures de la période 2016-2020", selon la même source. Les loyers externes des activités immobilières du groupe "sont attendus en croissance comprise entre 10 et 15 % entre 2014 et 2015".
En ce qui concerne la rentabilité, ADP table sur une croissance de l'Ebitda (résultat brut d'exploitation) consolidé comprise entre 30 et 40 % entre 2014 et 2020, "reposant sur une discipline financière stricte et des objectifs ambitieux de développement de l'ensemble des activités du groupe".

ADP ne doit pas être le "bouc émissaire" des difficultés d'Air France

Le PDG d'Aéroports de Paris (ADP), Augustin de Romanet, s'est demandé lundi 12 octobre si son groupe ne jouait pas "un peu le rôle de bouc émissaire" des difficultés d'Air France après des critiques sur la hausse des redevances perçues par son groupe. "Je me demande si on ne joue pas un peu le rôle de bouc émissaire", a déclaré M. de Romanet précisant que "la redevance d'ADP c'est 2 % des charges d'Air France". "Je pense qu'il est important de placer chaque chose à sa juste mesure : nous allons investir 600 millions par an, ADP baisse de 8 % ses coûts par passager entre 2016 et 2020, ADP demande à ses collaborateurs beaucoup d'efforts de productivité, nous nous prenons par la main pour investir à bon escient et améliorer la qualité des services", a-t-il ajouté. "Je reste calme, de bonne humeur. Je dis : «Ce n'est pas un sujet»", a-t-il conclu. Fin juillet, l'État a rendu un arbitrage favorable à ADP - dont il est l'actionnaire majoritaire -, avec une hausse du niveau des redevances aéroportuaires pour la période 2016-2020 réclamées aux compagnies aériennes, dont Air France. Ces tarifs seront gelés au niveau de l'inflation en 2016, puis pourront être relevés de 2017 à 2020, dans la limite de 1,25 % au-dessus de l'indice des prix à la consommation. "Beaucoup de pilotes ne comprennent pas le feu vert de l'État à la hausse des redevances d'Aéroports de Paris (ADP) l'été dernier malgré le lobbying intense de la direction", a indiqué Gilles Laurent, directeur général adjoint d'Air France en charge des opérations aériennes dans une interview au journal «Les Échos» publiée lundi 12 octobre.

AFP

Mardi 13 Octobre 2015



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