Le trafic fleurit dans le détroit d'Ormuz


Dès l'aube, des dizaines d'embarcations rapides accostent au port omanais de Khasab, marquant pour les contrebandiers iraniens le début d'une journée périlleuse à travers le détroit d'Ormuz.


© Khasab Travel & Tours
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Au moins trois fois par jour, des contrebandiers risquent leur vie en transportant des marchandises sur des hors-bords depuis l'enclave omanaise de Musandam, au nord des Émirats arabes unis, vers l'Iran pour les revendre sur le marché noir. L'île iranienne de Qeshm est la principale destination pour les marchandises de contrebande. De là, des marchands iraniens les distribuent dans le reste du pays. La route des contrebandiers passe par le détroit d'Ormuz, l'une des voies maritimes les plus stratégiques du monde par laquelle transite 35 % du pétrole transporté par voie maritime.
Mais ils doivent éviter les navires de guerre, les porte-avions américains, les embarcations militaires iraniennes, les pétroliers et les navires cargo qui empruntent ce détroit. Malgré les risques, la contrebande est en plein essor avec l'Iran où sont écoulées des marchandises dont certaines prohibées par les sanctions internationales imposées à ce pays. "Les affaires se sont ralenties un peu en janvier quand l'Iran et les États-Unis ont échangé les menaces", a déclaré Reza Zuhair, un gérant d'un entrepôt iranien à Khasab. "Mais maintenant, cela reprend normalement, les affaires sont florissantes".

Un trafic parfaitement légal

Les contrebandiers, qui voyagent à deux par embarcation, touchent environ 30 dollars chacun à chaque voyage. Mais la traversée des quelques soixante kilomètres entre Khasab et l'île de Qeshm est dangereuse. Les trafiquants doivent également affronter les conditions climatiques. Selon un agent des douanes omanaises au port de Khasab, quelque 500 embarcations font le voyage quotidiennement à travers le détroit d'Ormuz. Le douanier assure que ce trafic est parfaitement légal pour les autorités omanaises, qui inspectent et taxent les marchandises avant d'autoriser leur exportation. Les marchandises, qu'il s'agisse d'électronique, de cosmétiques, d'habillement, de tabac ou de boissons gazeuses, arrivent de Dubaï.

Lara Sukhtian

Lundi 19 Mars 2012





     

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