Éoliennes, hydroliennes, houlomoteurs... Alors que le secteur maritime traditionnel semble avoir mangé son pain blanc, les EMR devraient ouvrir aux divers professionnels du métier de nouveaux horizons. Guy Chambon, le PDG de la compagnie éponyme, qui s'exprimait à l'occasion de la dernière session annuelle Info Navires de l'IMTM, a souligné que le gouvernement Ayrault devrait lancer un appel d'offres portant sur l'installation de 250 éoliennes pour les sites du Tréport (76) et de Noirmoutier (85). Il a rappelé que ces deux sites viendront en complément des quatre autres attribués dans le cadre de l'appel d'offres lancé par le gouvernement Fillon, dont trois situés sur la Manche (Fécamp 76, Courseulles 14 et Saint-Brieuc 22) et celui de Saint-Nazaire (44) représentent environ chacun 100 à 120 éoliennes chacun, souligne-t-il. Au total, "entre 2016 et 2021, 700 à 750 éoliennes seront installées", se réjouit-il.
"750 éoliennes seront installées entre 2016 et 2021"
Pour le PDG de la compagnie marseillaise Chambon, à la tête d'une flotte de remorqueurs, le secteur, qui sera également occupé à terme par des unités flottantes, constitue un créneau de développement pour des entreprises telles qu'Alstom (partenaire d'EDF), Technip, Areva (qui va construire une usine au Havre), mais aussi le danois Dong.
À propos des hydroliennes, "la DCNS prévoit de construire une usine à Cherbourg pour leur assemblage", souligne M. Chambon. Quant aux houlomoteurs, qui constituent les moyens d'exploiter l'énergie des vagues, il cite un navire composé de quatre cylindres, qui a été construit par la société écossaise Pelamis. Ce premier "serpent métallique de 170 m de long" a été installé au Portugal. Avestar, Fortum, Aquamarine et Fugro Oceanor font partie des nombreuses entreprises qui travaillent sur ce concept.
"Windkeeper", un projet dans le vent
Au-delà de la construction, la reconnaissance des sols, le montage et la pose représentent autant de créneaux porteurs pour les professionnels du secteur maritime. Ainsi, les armateurs de vedettes, de barges et de supply vessels trouvent des opportunités de contrats dans le secteur des EMR. Guy Chambon cite le "Pacific Orca", "le plus gros navire du monde à ce jour" dans sa catégorie, et l'"Innovation". Il évoque également le supply vessel "Bourbon Entreprise". Quant à la maintenance des éoliennes, elle peut être assurée par des vedettes ou un remorqueur hauturier ou supply vessel de type "Chambon Alizé".
Le PDG de la compagnie maritime marseillaise fait partie d'un consortium regroupant également la Cnim, Bertin et Socarenam qui travaille le projet de navire du futur, baptisé "Windkeeper".


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Les EMR, nouveau créneau porteur pour le shipping

















